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Quête d’Ailleurs
J’ai souvent rêvé des portiques de Carthage,
Des ports aux multitudes innombrables,
Des birèmes aux si étranges équipages,
Portant en leurs flancs des trésors inestimables,
Odeur si oppressante des épices...
Tintamarre baroque des langages,
Souffle torride des aubes corruptrices,
Étreintes ardentes au bord des bastingages,
Fleuves infinis, mers blessées, ciels amers !
Quêtes étranges inassouvies, si belles altérités,
Extases des crépuscules que rien n’altère,
Envies d’ailleurs ! Que renaissent enfin nos destinées !
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