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Belles de jour, Belles de nuit
A peine un murmure faisait frémir la nuit profonde,
Telles des bayadères épuisées les astres palissaient,
Du levant désertaient en masses les étoiles furibondes,
Au cœur des cieux Vénus encore un instant régnait,
Tour à tour écarlates ou céruléennes,
Les étoiles devenaient blêmes et s’effaçaient,
Au cœur du ciel le long fleuve se tarissait,
Espérant qu’encore les ténèbres reviennent,
Déjà pointaient les premières lueurs du jour
Qui portaient dans le néant les sombres noirceurs,
Déjà devinait-on des collines les frêles contours,
Et pointaient du soleil les premières blondeurs,
Alors seules régnaient les belles-de-jour,
Adieu aux sombres mystères de la nuit,
Rêves, fantasmes et chimères d’amour,
Oubliées pour un temps nos sublimes belles-de-nuit.
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