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Pensées intimes
Bercé par le soupir des flots lassés du jour
Caressé par le souffle palpable de l’ailleurs,
Réconforté par le sourd battement du cœur,
Sur la grève encore ivre des promesses de l’amour,
Je ne t’ai vu venir délicate et discrète pensée,
Tu papillonnais dans les champs sauvages de ma mémoire
Tentée par l’oubli en un allant futile et dérisoire,
J’attendais l’espoir d’une métamorphose,
D’une envolée éphémère vers l’absolu,
D’un appel vers un futur que penser je n’ose,
Mais légère et vaporeuse au couchant,
Mutine aux derniers flamboiement de l’horizon
Tu as fleuri mon humeur en quête de guérison,
Peuplant de notes subtiles et épicées mon présent,
Toi, mon aube, mes Indes, mon caprice enchanteur,
Peuple ma vie de fresques baroques aux esprits railleurs ,
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