Mes poèmes - Moi

 

Extrait d'un récit de voyage

le samedi 02 février 2019, à 16:34. Posté par bluegirl2


    Maintenant j'ai le bonheur à mes pieds !...La mer des Caraïbes; l'ivresse de ses étendues de couleurs, sa vie informelle.
    Et ce ciel, chaque instant plus pur ou tourmenté...
    Je vis ici au bout du monde. Les pêcheurs ramènent des étoiles de mer, des écrevisses, des poulpes, des poissons bleu turquoise et orange, et parfois un requin qu'ils dépècent sur la plage, qu'ils salent et font sécher au soleil. La peau sert à la fabrication de toutes sortes d'accessoires. Elle a l'aspect d'un beau cuir. Les mâchoires sont polies. Elles ont sept rangées de dents acérées qui leur donnent un aspect de trophée.
    La particularité de la mer des Caraïbes mexicaines est le corail noir qui se développe à partir de molécules infimes qui se déposent sur les roches sous-marines et croissent au gré des courants. Malgré son apparence c'est un animal, qui n'a pour seule défense que de se rétracter lorsqu'on le sort de l'eau. La mort le fige et les artisans le polissent, fabriquent des perles, des objets, des bijoux qu'ils vendent au détail aux touristes et en gros au marché noir.
    La mer est une ressource infinie pour l'artisanat. Les caracoles sont d'énormes escargots de mer dont la chaire est très prisée. L'intérieur est nacré; l'extérieur est poli et on peut y graver ce que l'on veut.
    L'artisanat s'étend également à la fabrication d'objets et de bijoux en écailles de tortues.
    La tortue étant une chaire aussi très prisée, on en extrait de l'huile qui sert à bronzer et la cicatrisation des plaies.
    Une variété d'algue produit une sorte de graine qui ressemble à un œil et se garde en porte bonheur.
    J'ai vu aussi un poisson volant avec deux grandes nageoires bleu-nuit, un crane de tortue gros comme un œuf d'autruche, d'énormes crabe-araignées, comme trophées exposés en tableau dans un restaurant.
    Ils y a aussi des cafard grands comme le pouce, des moustiques féroces, des lézards, des iguanes, et les amis chez qui nous sommes ont domestiqué une sorte de tatou. C'est un animal attachant de la taille d'un gros chat, un museau de renard, un odorat très très développé, des petits yeux rusés et un pelage très abondant. C'est un pilleur d’œufs, dont il se régale.



    lettre écrite le 27.02.1987

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commentaires ( 5 ) (Ajouter un commentaire)
nisti le samedi 02 février 2019, à 20:02
Bonsoir

Un moment que je n'étais pas venu lire ici.
Jolie description de la faune des Caraïbes, on s'y croirait presque. C'est varié, surprenant, magnifique. Tout comme ton écriture.


Amitiés

rivaudais le dimanche 03 février 2019, à 00:05
varié, complet je pense et bien écrit on dirait une lettre d'un voyageur découvrant un pays.Je pense que des gens comme Stevenson, Kessel et même Chateaubriand ne l'auraient pas désavouée.


Susan* Coquelicot * le dimanche 03 février 2019, à 05:44
Bonjour Lola,
Ce récit très bien conté donne envie d’aller vers les Caraïbes …
Je retrouve dans tes mots des lieux et des faits que je connais …
C’est vraiment une très belle fresque …
On pourrait penser que c’est une lettre d’un écrivain voyageur qui dépeint la vie des habitants de l’île dans le décor tropical …
En te lisant on imagine toute cette faune animale …
Un écrit qui a plus de trente ans, ta plume était déjà très belle !!!
Merci pour le voyage … !
Très bon week-end à toi Lola.
Amicalement.
Susan


debbie le dimanche 03 février 2019, à 09:06
Bonjour Lola, merci de nous avoir fait voyager de si belle façon ! On a qu'une envie c'est de se retrouver sur les plages des Caraïbes !! Surtout quand dehors il fait un ressenti de - 4 C *sourire*
Merci de ce beau partage
Bisous avec mon Amitié
Debbie

mespoemes.net/bluegirl2 le dimanche 03 février 2019, à 17:42

A Tou(te)s,
cet écrit date de plus de trente ans en mode documentaire mais j'ai voulu le laisser tel-quel car j'ai pas souvenir d'avoir déjà posté sur le Mexique. (Mais celui-là est d'époque !)
Ici il s'agit des Caraïbes mexicaine, où j'ai fait un inoubliable séjour. C'est l'état mexicain du Yucatan, à l'époque encore peuplé de pêcheurs qui installent des campements sur la plage pour touristes peu regardant du confort : on y accroche son hamac (en filet de pêche, fabriqués par les pêcheurs eux-même)...pour un temps indéterminé et moyennant une somme modique ceux-ci encore nous préparent des poissons tout-justes sortis de l'eau.

Merci René, je découvrais justement : )
Debbie, nous avons aussi bien froid dans le soud-ouest, pluies et tempêtes. Alors je me suis replongée dans ces souvenirs exotiques !

Très belle soirée à vous tous,
Lola.



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