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Mon témoignage du jour

le vendredi 01 février 2019, à 16:59. Posté par La Mouche Nounouche


    ( Vous le savez tous : ma vie est un poème. Mais la poésie ne se résume pas aux rimes ni aux vers avec ou sans pieds. J'ai présenter ce texte ce matin au Groupe Inter Alcool de la Région Rhône Alpes qui fêtera son trentième anniversaire l'année prochaine. Ce groupe est composé de professionnels en Addictologie: médecins, psy, infirmiers, assistantes sociales, etc mais aussi de bénévoles militants dans les associations.
    Alors pour une fois j'étais sérieux sans être grave et j'ai livré mon témoignage sur la résilience et sur le bénéfice des fréquenter les associations d'aide à la guérison. J'ai eu le plaisir ce matin d'avoir de nombreux retours positifs et chaleureux tant sur le fond que sur la forme. Alors j'ai opté pour le partage à nouveau au lieu de le laisser croupir dans un tiroir. Tout ce qui peut apporter un éclairage sur la dépendance reste à offrir pour informer)



    Témoignage d'un malade alcoolique en rémission, buveur guéri et abstinent heureux


    Pour la descente aux enfers, comme dans toutes les conduites addictives, je serai bref car le sujet est souvent développé avec des parcours de vie quasi parallèles pour chaque malade :
    - La découverte et l'initiation au produit avec le plaisir procuré
    - Une fragilité ancienne ou un vide à combler
    - L'habitude et l'accoutumance induisant une consommation accrue
    - Le mésusage passant du plaisir à l'usage médicamenteux
    - L'installation progressive de la dépendance avec la perte de contrôle
    - Le passage de la lune de miel à la lune de fiel
    - Le déni qui s'installe pour survivre
    - Les pertes sociales, affectives, économiques qui se font plus lourdes que les avantages

    Bizarrement malgré tout cela, au bout de ce parcours certains ne trouveront jamais leur fond et continueront jusqu'à ce que mort s'en suive. D'autres en revanche toucheront ce fond pour rebondir et accepteront l'aide des professionnels et les mains tendues des associations pour tenter un retour à une vie hors produit. Cela exige travail sur soi indispensable et essentiel.

    Le préalable c'est aussi d'avoir suffisamment d'humilité pour accepter de se faire aider car si le malade reste acteur de sa guérison, comme dans une pièce de théâtre il a besoin des utilités tout autour de lui. La maladie est solitaire mais la victoire et la guérison collectives.

    C'est le chemin que j'ai accepté de prendre il y a bientôt 27 ans, celui de l'abstinence heureuse qui est d'abord un objectif avant de devenir un moyen ou un itinéraire, à mesure que l'on avance jour après jour. La nécessité c'est d'avoir une vie meilleure sans produit, alors il faut changer de vie, d'habitudes ce qui n'est pas si simple.

    En plus il faut aussi changer de vision sur la vie. Il faut du temps pour regagner un peu d'amour propre, de confiance en soi, réapprendre à relever la tête sans regarder le bout de ses godasses, oser croiser le regard des autres, recommencer à sourire.

    Il faut se redonner confiance, s'accorder une nouvelle chance, savoir faire face aux problèmes du quotidien pour les résoudre au mieux au lieu de les fuir comme avant.

    C'est cela le chemin de résilience et on y grandit chaque jour, de résistances en petites victoires sur soi et sur l'alcool, pour passer de la honte à la fierté.

    Le remède pour ne pas replonger c'est de ne jamais oublier et les rendez-vous avec les associations d'entraide sont des piqûres de rappel d'une grande efficacité. Pour ceux qui ont la chance d'intervenir dans les centres de cure afin de proposer de l'aide aux malades, c'est une sorte de formation continue grâce à ses échanges car on apprend et on prend des autres autant qu'on leur donne.

    Les expériences des uns ou des autres sont toujours instructives et riches en enseignement quand on veut bien les écouter et les comprendre. Le monde associatif peut devenir une superbe béquille pour conforter sa guérison et la vivre de façon plus facile. On y trouve écoute, bienveillance, stimulation et encouragements.

    La revalorisation du malade aide à la reconquête de son amour-propre bien écorné par le passé. Il y a toujours des anciens pour vous pousser et bousculer les barrières de la timidité qui nous sclérosent. Ils vous incitent à faire, à agir, à prendre progressivement un nouvel essor d'abord au sein du groupe puis à l'extérieur.

    J'ai moi-même bénéficié de ce climat positif pour accepter des responsabilités au sein de l'association d'abord, puis de participer au CA des Centres Sociaux pour y représenter l'association. Ensuite j'ai aidé puis cédé ma place à une autre malade, tout en continuant à titre individuel jusqu'à y accepter un poste de coprésident pendant plusieurs années.

    Au fil du temps j'ai grandi, je me suis épanoui, on m'a aidé à prendre conscience de capacités trop longtemps noyées. J'ai gagné en profondeur, me suis retrouvé dans l'Être et non le Paraître.

    J'ai compris que pour vivre il me fallait dire les choses plutôt que de les enfouir jusqu'à ce qu'elles nous bouffent de l'intérieur. Maintenant n'importe qui peut lire en moi comme dans un livre ouvert mais je m'en fous car je n'ai rien à cacher.

    J'assume ce que je suis et ce que j'ai été, je revendique même ce passé car l'on sait tous que cette maladie est terrible et qu'il est difficile de s'en sortir. Maintenant je suis serein, détaché de l'alcool qui m’indifférerait presque sauf que j'ai encore besoin d'en parler pour éviter à d'autres de tomber dans ce piège par méconnaissance.

    Après je reste vigilant et prudent car la bête n'est pas morte, elle dort blottie au fond de mon ventre comme une pieuvre avec ses tentacules et ses ventouses prête à remonter si je me laisse aller. Mais on cohabite car je suis en paix et je ne cherche pas à refaire le passé, je vis avec.

    Alors oui, j'ai sûrement raté plein de choses mais qui sait si l'alcool ne m'a pas permis de survivre à une époque où je ne savais pas comment vivre ? Qui sait si sans lui je ne me serais pas suicidé ? En revanche il est sûr aussi que si je n'avais pas cessé de boire je serais mort depuis longtemps et du coup je vis comme un sursitaire qui fait du rab.

    Tout ce que je vis je le prends pour du bonus et je croque dedans avec envie. Aujourd'hui je vis bien et je sais que sans ce parcours chaotique je ne serais pas devenu ce que je suis.

    J'ai pris un sacré mauvais départ dans la vie mais je m'en suis remis et je n'en ai aucune honte, plutôt même une fierté grâce au monde médical mais surtout grâce aux associations d'entraide pour ce travail amical au quotidien sur les convalescents qu'ils confortent.

    Maintenant je renvoie l'ascenseur et je transmets ce que l'on m'a donné car je sais que plus on donne et plus on reçoit.

    Je ne serai jamais riche au sens monétaire mais ma richesse est ailleurs dans les échanges bénévoles et Vie Libre m'a offert une générosité qui n'a pas de prix, celle du cœur.

    Je conclurai mon propos par une citation attribuée Jean Paul Sartre :
    « L'important n'est pas ce qu'on fait de moi ; mais ce que je fais moi-même de ce qu'on a fait de moi »

    Yves Mouchet vendredi 1 février 2019

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commentaires ( 21 ) (Ajouter un commentaire)
Rêveuse le vendredi 01 février 2019, à 17:14
Quel texte superbe Yves, non pas au sens littéraire bien qu'il soit très bie écrit , mais superbe et sans concessions sur ce chemin de la résilience !

Je suis sûre que de t'entendre doit être un magnifique soutien pour ceux qui cherchent à s'en sortir, un immense bravo à toi pour ce "chemin de vie" exemplaire !

Aves mes amitiés très sincères, belle fin de journée Yves!


Susan* Coquelicot * le vendredi 01 février 2019, à 17:31
Bonjour Yves,
Je viens de lire avec beaucoup d’intérêt ton témoignage …
Tout ce que tu as écrit me touche énormément, j’ai un ancien collègue qui vit actuellement ce calvaire …Il est jeune et n’a pas encore atteint la quarantaine …En début de semaine il est parti en cure pour un mois ou plus, tu dois connaitre « AU CALME » !!!
J’espère de tout cœur qu’il va s’en sortir …Nous savons tous et tu le dis dans ton propos que le chemin sera difficile pour lui, comme ça l’a été pour toi et pour d’autres…
Merci encore pour ton témoignage et GRAND MERCI pour ce que tu fais dans l’association pour les aider …Et en témoignant, bien sûr !
Tr7s bon choix la citation de Sartre !!!!
Bel après-midi Yves.
Bien amicalement.
Susan

soilon le vendredi 01 février 2019, à 17:42
Bonjour Yves,
J'aime beaucoup ton état d'esprit qui transparaît dans tous tes textes, aujourd'hui pas d'humour mais une grande leçon de vie, sans fard, que je tiens absolument à saluer.
Bravo pour ton courage, ton implication et ta verve quotidienne !
Amitiés.

La Mouche Nounouche le vendredi 01 février 2019, à 17:47
Susan Le Calme jouit en effet d'une bonne réputation et pour ton cillègue rien n'est erdu. Moi j'avais fait une première cure à trente ans mais c'est à trente six seulement que j'ai commencé à m'en sortir après une seconde cure. La première je l'ai faite pour me faire soigner, la seconde pour me soigner et me faire aider : tout est là. Mais ce n'est que le début d'un long voyage qu'il faut entreprendre jour après jour sans se fixer d'échéance autre que celle du jour après jour. Surtout qu'il fasse la démarche de se rapprocher d'assos ou de groupes de paroles car la force est aussi dans le groupe.
Amitiés à toi Susan ! Yves

La Mouche Nounouche le vendredi 01 février 2019, à 17:54
Doucement Rêveuse ! Tu sais l'exemplaire ne l'a pas toujours aidé et j'ai joué au foot avec mon auréole tachée et cabossée (lol ! )Non plus sérieusement j'ai eu la chance de pouvoir me ressaisir, sans doute de rencontrer aussi les bonnes personnes au bon moment. Sans être fataliste je me dis aussi qu'il fallait que je bouffe mon pain noir pour mieux aimer la vie après et apprendre à dénicher les bribes de petits bonheurs qui échappent à tant de monde.
Merci à toi Yves

Susan* Coquelicot * le vendredi 01 février 2019, à 17:58
En attendant de partir en cure il allait dans des groupes de paroles depuis le début de janvier !
Merci Yves.

La Mouche Nounouche le vendredi 01 février 2019, à 18:02
Merci Soilon ce que tu dis me touche mais c'est la vie qui m'a fait ainsi. Comme je le dis on peut lire en moi comme dans un livre ouvert et je m'en fous car en fait je gagne un temps précieux du coup en état cash car ceux à qui je ne plais pas s'en vont. Mais si j'avais enrober les choses ils auraient fini par partir quand même alors c'est un mal pour un bien. En plus c'est jouissif de dire les choses dans un monde trop polissé et hypocrite. Comme c'est confortable ! AU PLAISIR DE TE LIRE
Yves

mariepaule le vendredi 01 février 2019, à 18:12
Ives , j'ai un ami qui vient de partir de chez moi juste maintenant..
Son fils de 40 vient de faire sa cinquième cure, cette fois il est parti loin de chez lui en Ardèche..
Il est rentré hier après avoir passé 4 mois là-bas sans boire une sseule goutte d'alcool.

Mais dés qu'il a franchit la porte de son appartement, il avait avec lui 8 bouteille de whiski, quand son père est venue le voir trois jours après il en restait 2.
Mon ami a eu envie de casser ses deux boutelles sur la tête de son flis, et lui s'était mis à genoux devant lui, et répétait pardon papa..

qQue faire, son père a tout tenté mais rien même sa fille de 10 ans en souffre...

Le comble est qu'il chante tout le temps "toujours debout' il a prit Renaud comme ex...

Bravo Ives tu peux être fier de stoi
J'ai aimé ton texte
Amicalement
Marie

debbie le vendredi 01 février 2019, à 18:34
Bonsoir Yves, c'est un témoignage très touchant. Je connaissais déjà un peu ton histoire au travers ta poésie. Mais ici tu viens nous en parler très ouvertement et tu peux en être fier de ce que tu as accompli jusqu'à présent. je sais que ce n'est pas simple tous les jours et c'est le combat d'une vie. Mais de ce que j'en vois tu vis une vie très sereine et ça fait vraiment plaisir à voir. Comme je l'ai dit dans le passé, mon père était alcoolique et il avait des tendances suicidaire. Ce n'était pas facile à gérer au quotidien. Mes parents se sont séparés après 25 ans de mariage à cause de cela. Et mon père est décédé d'un accident de voiture causé en parti par l'alcool. Donc voilà je te dis bravo Yves de ne pas avoir laissé l'alcool détruire ta vie !! Tu peux être fier de toi, moi je le suis.
Belle soirée
Amitié
Debbie

La Mouche Nounouche le vendredi 01 février 2019, à 21:06
Marie, hélas personne ne peut faire les choses à sa place et il est impossible d'arrêter de boire pour faire plaisir aux autres. Une cure ne peut réussir que si on la fait pour soi. Le fils de ton ami n'a probablement pas encore touché son fond pour pouvoir rebondir. J e sais c'est très dur pour l'entourage et j'ai parfois accompagné des copains jusqu'à ce qu'ils y restent hélas. Ce n'est pas une question d'envie ou de volonté car la dépendance est si forte que c'est elle qui décide. Bon courage à ton ami en espérant qu'un jour son fils ait enfin le déclic avant qu'il ne soit trop tard.
Tristement Yves

La Mouche Nounouche le vendredi 01 février 2019, à 21:19
Merci Debbie et désolé de t'avoir replongé dans des souvenirs douloureux même si parfois cela fait du bien d'en parler. Le fléau est tel que quasiment tout le monde connait au moins une personne en difficulté avec l'alcool dans son entourage plus ou moins proche. Je sais aussi que si il y a le malade du boire, il y a aussi les malades du voir boire pour qui c'est aussi difficile. 49 000 morts par an imputés à l'alcool dans tous les milieux car l'alcool ne tue pas que des alcooliques, dans une passivité condescendante des politiques et avec des politiques de préventions insignifiantes ! J'ENRAGE ! ! !
Moi je ais parti des rares qui ont réussi à endormir La Pieuvre (c'est comme çà que j'appelle la Maladie alcoolique) car je me suis réveillé et rebellé un jour avec sans doute aussi la chance d'avoir rencontré les bonnes personnes au bon moment. . .
A demain pour des sujets plus légers.
Yves

liameliavq le samedi 02 février 2019, à 00:44
Un témoignage poignant et fort qui doit être partagé pour redonner espoir à ceux qui n'y croient plus empêtrés dans les tentacules de cette pieuvre comme tu dis si bien....
Bravo de cette résilience et de ton implication pendant toutes ces années pour aider les autres et ainsi t'aider toi-même.
Malgré tout notre Amour, nous n'avons pas réussi à en sauver mon père tout comme Debbie...

Mes amitiés respectueuses.
LN.

Philip (Jardin de Lune) le samedi 02 février 2019, à 05:44
Bonjour, cher Yves. La vie, en de nombreuses circonstances, cabosse !
Et l’on est pourtant, comme ces vieux objets cabossés, parfois juste une carcasse vue de l’extérieur – comme ces voitures qui servent au stock-car.
Mais au-dedans, il y a parfois de la force, puisque la petite lumière n’est jamais tout à fait éteinte.
Et alors vient le temps des victoires. De SA propre victoire !
Et là, tu peux en être fier, et encore plus fier d’en montrer un vivant exemple.
Puis-je me permettre de te dire : Que la force soit avec toi ! Toujours.
Avec toute mon amitié, Yves.
Passe une belle journée. Philip

henridurtal le samedi 02 février 2019, à 09:00
Bonjour Yves. Très touché par ton témoignage et bravo pour ton engagement et ton aide à ceux qui sont victimes de “la pieuvre”: puissent- ils arriver comm toi à s’en sortir. Et merci pour tes partages poétiques souvent pleins d’humour (elle - même une bonne thérapie). Bien amicalement. Henri

domidom le samedi 02 février 2019, à 11:43
Très beau témoignage...
Comme ça doit être difficile de faire se repli sur soi même, tu peux avoir la tête haute et être fier de toi, tu es un exemple de persévérance...
Faire face à ceux qui cherchent à vous faire basculer demande une grande force de caractère, par contre, ceux qui jouent sur cette corde ne sont que des minables...
Fier, tu as le droit de l'être, tu es de plus méritant car tu tends la main à ceux qui connaissent cette déchéance...
Plonger dans une bouteille semble facile, en sortir c'est une autre histoire...
Un peu d'humour, en fait, c'est la faute des fabricants de bouteilles, (sans doute sont elles trop étroites)..
Je m'incline devant toi avec respect...
Amitiés, Domie.

La Mouche Nounouche le samedi 02 février 2019, à 17:04
L.N Merci de dire les choses et je sais pour les côtoyer de près souvent combien ce peut être difficile aussi pour l'entourage et les proches qui en plus ne reçoivent que très d'aide et soutien du monde médical alors qu'elles sont bien des victimes indirectes de la maladie. . .Yves

La Mouche Nounouche le samedi 02 février 2019, à 17:13
Merci Philip mais j'ai puisé plein de choses dans mes bosses et mes cabosses qui ne m'ont pas rendues méchant comme la fée Carabosse, mais plutôt plus ouvert pour laisser entrer la lumière. (L'empathie serait une fracture du crâne ? va savoir) Parfois je me dis que sans galères je serais peut-être devenu un cœur sec imbu de certitudes plus débiles les unes que les autres. AMITIES CHALEUREUSES Yves

La Mouche Nounouche le samedi 02 février 2019, à 17:18
Merci de tes encouragements Henri et promis je continuerai l'humour et l'auto-dérision indispensables pour susciter des sourires ce qui produit plein de sécrétions positives pour le corps et l'esprit. Yves

La Mouche Nounouche le samedi 02 février 2019, à 17:23
Merci Domie mais je ne mérite pas d'inclinaisons, c'est trop ! J'ai fait des conneries et je les assume c'est tout. J'ai eu aussi mes ardoises alors j'essaye de faire au mieux maintenant et puis en m'occupant des autres en fait je m'occupe aussi de moi.
Yves

debbie le samedi 02 février 2019, à 22:16
Bonsoir Yves, tu n'as pas à être désolé, ce sont les choses de la vie. Et je suis contente que tu ais pu partager cela avec nous. Je suis heureuse de voir que tu t'en sors surtout. Mais tu sais après tout ça pour moi ça eu l'effet d'éloigner l'alcool de ma vie, donc je n'ai jamais bu de peur de sombrer un jour dans ce que j'ai vu. Mais quand je vois des gens qui ont réussit à "endormir la pieuvre" j'ai beaucoup de respect car je sais combien difficile c'est. Mon père appelait l'alcool "sa béquille brisée"
Belle soirée !
Avec mon Amitié la plus sincère
Debbie

mouchetyves le dimanche 03 février 2019, à 14:52
Ton père avait raison Debbie de l'appeler la béquille brisée car l'alcool nous sert longtemps de béquille avant de casser. C'est d'abord un merveilleux médicament avant de se transformer en poison et c'est pour çà qu'on se fait avoir. ..

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