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Un émouvant appel, point d'orgue de l'enfance
Ressuscite les chants aux arbres du chemin
Séculaires témoins de ce cher coin de France
J'imagine ce soir le célèbre refrain
De l'enthousiasme ardent qui s'exclamait naguère
Aux portes de l'église, au bonheur de la cour
Racines de l'esprit, que l'on veut légendaire
Ce magique baiser qui prélude à l'amour
Je voudrais retrouver cette douceur de vivre
Que réveillent mes pas sur les sentes d'antan
Qui souvent m'inspira le titre d'un beau livre
Volume à tranches d'or au charme si touchant
Qu'au grenier poussièreux il demeure céleste
Aux choses du passé, aux vivantes couleurs
Vénérable printemps, qui se savait funeste
Où de beaux merles noirs chantaient parmi les fleurs
Le vrai royaume est là, c'est l'enfant qui musarde
Au sous-bois parfumé par les vapeurs d'encens
Dans ce cadre doré le passé nous regarde
Permettant au rêveur de retrouver des gens
Que la terre a ravit d'une façon volage
Où se trouve la phrase, ou le modeste vers?
Qui sait tarir les pleurs, qui resterait l'adage
Le baume réchauffant remède à nos hivers
A la saison des nids chaque fois je rempile
Ma hâte est de revoir l'école et ses vieux bancs
Le souvenir revient de mon modeste asile
Et des coteaux boisés qui ceinturent Bavans
De ces rêves perdus que de secrets vécurent
Je sais ce que l'abeille apporte à chaque fleur
Combien je suis heureux de fendre une pâture
De régaler mes yeux du soleil enjôleur
Parmi les épis d'or où l'âme se régale
Réentendre chanter la source au fond du bois
Ou le doux rossignol en mai, que rien n'égale
En l'écrin verdoyant du terroir Franc-Comtois
Je suis dans ce décor, voyageur sans bagage
Succombant au bonheur de quelques souvenirs
Le coeur un peu pareil à ce marin sans âge
Qui revient au pays l'esprit plein de désirs
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