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Lorsqu’à l’orée du jour la vie enfin parut
et que la solitude amère régnait sur moi en maître
Qu’attendais-je pour une fois encore renaître ?
Les fantômes de l’amour hors de moi fuyaient
Libre, hors d’atteinte des pulsions fatales
Et pourtant si désirées dans la chaleur australe,
Mon âme, ô mon âme précieuse et unique,
Mon empire, ma jungle, mon aimée
Révèle moi les contours d’un futur inespéré,
Que survienne en une cavalcade endiablée
Steppes sauvages sous la caresse du zéphir,
Tours élégantes et somptueux minarets d’Ophir
Que Princesses, déesses et courtisanes
Réalisent pour un jour mes plus sombres chimères
Et brisent le néant de mon éternel voyage solitaire
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