|

Lorsque la fin viendra corrompre le bonheur,
Je te regarderai, grave avec le sourire,
Une dernière fois, toujours admirateur
Sur le serment d'hier auquel mon cœur aspire,
Un ordre sans appel couvrira de splendeur
Le château du passé, que rien ne peut occire;
De ce pays lointain que dessert le facteur,
J'écrirai notre amour, que chacun pourra lire.
D'une plume incisive au soleil de tes yeux,
Germera sans effort le roman merveilleux;
Un monceau de secret couvrira de fleurs blanches
Ce que j'ai de plus beau, ton doux visage aimé,
Ainsi que mon trésor la courbe de tes hanches,
Que je puisse partir, riche de ta beauté.
|