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Les tours blanches de Shinahrat s’embrasaient aux dernières lueurs du jour,
En un souffle enamouré la brise de mer s’emparait de la vieille cité
Renouvelant encore et pour l’éternité leur étreinte passionnée,
Comme par l’instant subjugué, toute vie s’était réfugiée aux confins du jour
Savourant l’instant et avide de sombrer pour une nuit dans les délices de l’amour,
Au balcon du palais, Astarthée , grande prêtresse de Baal, semblait enlacée
passionnément par les derniers rayons de l’astre du jour,
sa peau mordorée et nue constituait sa seule et unique parure,
brillant au couchant comme un phare dans l’infini,
Mais déjà les tentures arachnéennes et légères portées par la brise tentaient d’étreindre ce joyau,
S’emparer de ce corps offert aux premiers soupirs de la nuit, effacer cet or trop longtemps exposé,
Déjà de subtils parfums renaissaient passée la torride chaleur : la rose, l’asphodèle et la rosée,
en Astarthée se répondaient lui procurant une longue et inexpressible extase,
Et la princesse, et prêtresse à la fois, communiait alors avec la Déesse Rousse
Langoureuse et heureuse, un souffle au creux de ses lèvres s’échappait enfin en quête d’éternité,
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