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MEGALOPOLIS
Il y avait dans mon cœur des prairies étoilées,
Sur mon tendre visage la bruine d’ automne ruisselait .
Aurores hyperboliques,
féeries fastueuses,
Cités oniriques pourpres et bleutées,
Voir la Rose Verte éclore
Automatiquement,
Cinéma Antique,
Suggestions douces,
Le Manège Automnal,
Luna-Park Cérébral .
Savourer au Savoy
Une coupe éphémère,
Consommer de belles femmes
Qui se mirent dans les glaces,
Traverser les miroirs
Du Temps et de l’ Espace,
Uranus – Jupiter – Neptune
Sont en moi,
Mes pouvoirs sont immenses
Et les tréfonds de l’ âme humaine
Sont tout à fait insondables .
Les cafés luxueux,
Les Aubes luxuriantes,
Vitrines de Paradis,
Réverbères à étoiles
Sur avenues magiques,
Des phrases étincelantes
Illuminent le soir .
Les femmes dans les vitrines
Sont figées pour toujours,
Attendant mes mots-clefs
Qui les animeront .
Un jukebox mégalomane
Diffuse ses musiques
Sur la ville bleutée .
De belles jeunes femmes,
Citadelles d’ orgueil
En robes chamarrées,
Déambulent, mystérieuses,
Sur les trottoirs de marbre .
Il y a des kiosques à jazz
Et des parcs luxuriants .
Dans les vitres des tramways ultra-modernes
Se mirent des paysages fantasmagoriques .
Des parfums d’ Amour flottent dans les rues .
Il y a des étincelles de Joie un peu partout
Et les affiches dans le métro
Sont des Rêves de Bonheur .
Ce soir, les joyaux de l’ Univers
Parsèmeront la voûte parme
ET TOUTES MES PENSEES CONVERGERONT
VERS LE CENTRE DE L’ ATLANTIDE .
( 1989 )
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