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Au coeur du vieux Bavans

le mardi 11 décembre 2018, à 17:46. Posté par plumeflore


    Que reste-t-il, hélas des bouquets de l'enfance
    Quand se profile au loin le marbre du tombeau
    Comme un fétu de paille, une simple éloquence
    L'écho des temps bénis, devient le bruit de l'eau

    Je suis d'un oeil ému le vol bleu des années
    Parmi les foins dorés, je revois un gamin
    Préfèrant la nature à l'ennui des dictées
    Et parfumant ses pas à l'espoir du chemin

    La nostalgie en moi, dévideuse de rêve
    Ensoleille une rue au coeur du vieux bavans
    J'en savoure aujourd'hui, la merveilleuse sève
    En évoquent l'écrin lointain de mes dix ans

    L'écume des jours blonds sur ma tête bouillonne
    Sur les flots en furie un clocher souverain
    Au friselis léger d'une harpe, arraisonne
    Le trésor fabuleux fleurissant mon destin

    Un charme attendrissant encercle d'or mon âme
    Surprenante langueur pour un matin d'hiver
    Que trouble la distance élargissant la gamme
    Suis-je donc ce vieil homme interrogeant ma mer

    Du cocon familial, il reste un peu de cendre
    L'attachement profond pour ce coin de Comté
    Fleurant bon l'aubépine et bien sûr l'herbe tendre,
    Demeurera toujours plein de félicité

    Son nom est dans mon coeur, il vit dans ma mémoire
    En revoyant le Doubs, la terre où je suis né
    Un hymne solennel, aux teintes de l'ivoire
    Apporte à mon moulin la bonne odeur du blé

    Témoin sacré d'hier, le lion de la fontaine
    Me parle du passé, en parfumant le vent
    D'encre et de foin mûr, d'un été de porcelaine
    Quand le long d'un sentier, l'amour s'en va rêvant

    J'ai plaisir d'écouter les cloches babillardes
    Saluant chaque aurore au pays du Mont d'Or
    Et d'entendre l'airain de nos Montbéliardes
    Quand au soir de juillet la campagne s'endort

    Lorsque tout le terroir avec grâce déroule
    Le bonheur indicible ajouré de soleil
    Fondant sur les épis une ondoyante houle
    Et qu'au sous-bois se fond le dernier feu vermeil

    Je retrouve chez moi, l'école maternelle
    L'amour de mes vingt ans et l'odeur du sapin
    Le souffle du printemps m'emporte sur son aile
    Et je revois mon père une canne à la main

    Le champ de chez Nicod revient en transparence
    Ainsi que mes copains, de même mes parents
    Et toute la saveur que te dois mon enfance
    Je te les rends en vers, car tu les vaux Bavans


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commentaires ( 5 ) (Ajouter un commentaire)
josé le mardi 11 décembre 2018, à 18:44
Un poème très abouti et d'une délicatesse infinie.
Merci et bravo Marc!

Rêveuse le mardi 11 décembre 2018, à 21:07

Bonsoir cher poète!

Je suis heureuse de pouvoir vous écrire enfin combien j'ai apprécié votre poésie, vos vers ciselés qui évoquent cette belle région de votre enfance sont magnifiques

Très belle soirée avec mes meilleures amitiés!

debbie le mardi 11 décembre 2018, à 21:29
Bonsoir Marc, un magnifique poème pour des souvenirs d'enfance inoubliables. Le tout tellement bien écris et imprégné dans votre mémoire qu'on a l'impression que c'était hier.
Merci de ce si beau partage
Belle soirée
Debbie

liameliavq le mercredi 12 décembre 2018, à 06:36
Un très bel hommage à ce coin d'enfance autant géographique que de souvenirs sentimentaux.
Des vers mélodieux, doux, paisibles et si réguliers ! De toute beauté !
Mes plus vifs compliments cher Marc.
Bisous.
LN.

rainbow le mercredi 12 décembre 2018, à 08:31
Toute cette Belle France que j'aime dans vos vers merveilleux !!!! C' est
magnifique !!! Amitiés Marc ! Pierre

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