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L'écume glaciale des jours sinistres, comme la pluie de sanglots d'une déesse
tambourine sur mes fenêtres,
Si bien que frissonne tout mon être.
Devant ce tableau mélancolique, je sens que mon âme s'écoeure,
Elle est dévastée par d'ineffables langueurs.
Aussi cette corrosive solitude ronge mon coeur.
Je suis la frêle complexion de l'amandier printanier
qui se brise violemment sous la froideur de l'échafaud automnal,
Et je sens fleurir la nécrose jusque dans la lisière de ma chair,
Sous sa nature austère,
Après qu'il ait distillé son venin foudroyant, comme le crotal.
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