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Rêverie au coin du feu
Dedans ma cheminée, le feu exorcisait
Sa danse de Saint Guy auréolée de flammes,
Le bois mort supplicié dans sa lente agonie
Se tordait de douleur jusqu’à me fendre l’âme.
Cherchant à m’éblouir en faisant le bel âtre,
Il ajoutait au charme son côté mystérieux,
Et lorsque le brasier se mettait à décroître,
Mes yeux illuminés n’y voyaient que du feu.
Face à un tel spectacle, souvent je m’enflammais,
Persuadé que le Diable était son apanage,
Dans mon imaginaire que le feu attisait,
Se dressaient les bûchers venus du Moyen Age.
Pensant à ses martyrs, j’éprouvais de la peine,
Mais j’étais fasciné devant ce feu de joie,
Longtemps je le veillais jusqu’à ce qu’il s’éteigne
Et que son dernier souffle ait encore un éclat.
Notre vie est pareille au bois qui se consume,
Brûlée par les deux bouts, elle ne vaut pas mieux
Car tout ce temps passé en un rien se résume :
‘’ Pendant que l’on croit vivre, on meurt à petit feu. ‘’
Claude écrit le 14 Novembre 2018
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