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Mon manteau couvrira les grands monts et les vals,
Les forêts et guérets de blanc seront étal !
« Houhou, houhou ! » Disait le vent dans les ramures,
Voici mon temps d’hiver et de grande froidure !
Maisonnées chauffez-vous, voilà le froid venir,
Ô ! Gens de tous terroirs, il faudra s’affermir…
Pas feutrés dans neige seront comme des pistes,
Renards, il n’est plus temps de te faire une liste…
Poulailler fermer porte avant son tour venu,
Point de coq hardi, ni spectre de pendu,
Ne font peur au rusé, fieffé est le compère,
Débrouillard est-il, sans être mis en paire !
Le vent souffle en rasant les ravins engourdis,
Aboli sont les herbes et les coins de taillis.
Blanche neige engloutit jusqu’à leur silhouette,
Ruisseaux ralentissent, fini les galipettes,
Les roches sont glacées tels des oblongs névés,
Réverbérant les rais d’un astre anémié !
Grincements de branches, heurts sur terre figée,
Troncs fouettés, griffés, secouez la ramée !
Le sifflement du vent dans les grands résineux,
Fait annonce d’un soir avec temps ombrageux…
Chuchotant un contrat encombré de bassesses,
Devant fondre sur sol, très fort d’impolitesse !
Braves gens, ne sortez, car dehors est danger !
Près de la cheminée chauffez vos os rongés…
Rigueur, ce froid d’hiver, fait, gelée abondante.
En adret, en ubac, rien n’y fait, fonte est lente !
Qui fait qu’au bout du temps, le lien n’est pas grand,
Le vent se lève aux champs, semailles doucement…
Le végétal tremble d’hiver sans harmonie,
Jour de gel, nuit gelée, matin est euphonie…
Sol recouvert de blanc, froids revenu du Nord,
Les grands arbres craquent, car gel exige mort,
Et joue d’influence dans l'air sous la grisaille.
Terroir fait silence sous la blanche limaille !
plumedefou
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