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MOUSTACHE
On oublie que ces poils ardus ont une faiblesse,
Après cinquante ans ils deviennent gris en sagesse,
Prendre conscience que la vie est un cadeau en liesse,
Le dépistage d’un colon qui colonise certaines taches.
On regrette l’inventaire et les choses parfois futiles,
Comprendre que le bien n’est pas mal inutile,
Des examens parfois discrets ne sont pas des tuiles,
Une ardoise qui dit vraie, une craie qui ne fait pas de taches.
Des liens forts entre humains, c’est plus qu’une attache,
Le combat souffle un vent doux quel panache,
La souffrance infligée permet aussi une nouvelle tache,
Celle d’aller plus loin et d’inculquer l’espoir à la moustache.
Les cils et l’épiderme battront des ailes encore longtemps,
Une émotion, un frisson courra vers ces milles vents,
Ceux qui ondulent, ceux que l’on voit sur le visage des enfants,
La moustache, un processus vrai et réel de bambins à parents.
Une moustache, elle reflète la bouche, le nez, les dents, la vie,
Se souvenir des aprioris mais surtout vivre les joies à venir…
Didou écrit le 02 11 2018
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