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NOUS, les vieilles maisons du village
Il y avait si longtemps
Que nos paupières closes
Nous regrettions le temps
De notre apothéose.
Une à une, nous avions
Sombré dans le silence
Et pour toujours pensions,
Mener cette existence.
Quelques maisons nouvelles
Avaient pris le relais
Mais malgré tout leur zèle
Le village mourait.
Une main, un matin
A ouvert mes volets
Nettoyé mon jardin
Fait briller mes planchers
Mes sœurs, elles aussi
Sont sorties du sommeil
Le village revit
Nos yeux brillent au soleil.
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