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A l’aube, soleil rougit
Au sein de l’interstice
Se love, terrible et sans habit
Un mirage complice
Des heures sombres
Promesse incandescente
Écho assourdissant
D’une nuque élégante
Qu’un sourire évanescent
Dépose délicatement
À même l’âme
Survivante écorchée
Du drame intime
Elle se rêve aimée
Sans qu’on l’abîme
Un azur conjugué
Pour mieux se perdre
Sur un instant. Halluciné
La magie s’invite
Avec ou sans mots
La douleur inscrite
S’efface sur la peau
Et l’on s’élève
Conjuguant les jours
L’amour une sève
Ton corps mon toujours
Et tu lâches ma main
Les yeux vers l’horizon
Je n’ai pas vu l’ombre
Pas écouté la raison
Trop sombre
Les yeux rivés
Vers ma poitrine vide
J’observe hébété
Ta main s’enfuir
Le trou ensanglanté
Vestige de ton empire
La chute et l’impact
Signent sans un mot
Ma défaite : Échec et mat
Et ton sourire crépite
Sous un autre bras
Dans ta paume palpite
Un peu de moi
Sans regret je revis
L’envolée éphémère
A l’aube, soleil rougit
Et puis je désespère
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