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Quand le bebe sourit
Que l’enfant court
Que la jeune personne étudie
Que le jeune adulte s’engage
Que l’adulte travaille
Qu’il se met au service de sa famille, de sa communauté
Qu’il grandit devant les Hommes
Qu’il grandit devant Dieu
Qu’il retrouve sa verticalité
Que son sourire éclaire le monde
Que son courage donne du courage
Que sa joie donne de la joie
Que sa vie est toute entière don
Quand tout cela est
Dans une splendeur sans or ni oriflamme,
Clairon biblique sans clameur ni trompette
Quand tout cela est depuis toujours
Quand nous prenons cela pour toujours
Que l’éternité parait encore trop limitée
Que les jours s’effacent derrière les années
Et que tout à coup tombe le grand silence
Comme un couperet barbare
Assoiffé de vie à prendre
Aveugle à tout mérite
Privé de toute compassion
L’Homme met un genou à terre,
Puis s’effondre dans la boue
Qui l’a vu naitre et qui l’ensevelit
Dans l’épaisseur des siècles
Qui l’ont précédé et qui viendront encore.
Faut-il couvrir l’épaisseur de ce silence
Par des larmes, des fleurs et des mots ?
Ou attendre là qu’à son tour le Barbare
Revienne et nous emporte aussi ?
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