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O! combien d'amoureux, languissant tristement
On oublié l'amour en vivant côte à côte
Peut être par respect, aiment-ils un moment
Peut être que la marche est pour eux bien trop haute
Sans doute un peu des deux, vivant du quotidien.
Si mes vers sont charmants, mon rôle se limite
A ce triste constat, la flamme s'entretient,
Un vers coûte du temps, le bonheur se mérite,
J'en conviens aisément l'amour nous fais souffrir;
Au dessous de la rose il est beaucoup d'épines,
Mais vivre sans amour c'est pire que mourir,
L'abeille en son jardin a besoin d'aubépines.
Offrez à votre belle un bouquet d'œillets roses,
Une lettre émouvante, un bijou flamboyant,
Un modeste sourire où même quelques roses;
Un gentil compliment chaque être en est friand,
Un simple billet doux parfumé de tendresse,
Glissé sous les beaux draps dans l'armoire en sapin;
Entre deux feuillets blanc dans un livre de messe,
Une fleur d'églantier dormant dans son écrin.
Le temps cet assassin de notre vie effeuille,
Les instants de bonheur, la braise d'un désir
Et fane en quelques jours les bouquets que l'on cueille;
Faites donc un doux nid qu'amour puisse fleurir.
Prenez quelques instants, pour un tendre poème
Exprimez votre amour en vantant sa douceur
Dites-lui noir sur blanc<<ma colombe je t'aime>>
Faites la tressaillir en parlant à son coeur
Si vous lisez mes vers, faites-vous la promesse,
D'entretenir la flamme au moins chaque matin;
Ce miracle du ciel que j'appelle tendresse,
Parait banal, pourtant en dépend le destin
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