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Ne tentez plus mes yeux, n'éveillez plus mon rêve
Le feu de votre corps je ne puis en guérir
Vous, dont le souvenir me pourchasse sans trêve
Tout au fond de mon coeur se consume un désir
Je ne sais rien de vous, sinon l'image exquise
De vos longs cils ambrés que le soleil bénit
On dirait que le jour en vous est une église
Vos yeux déversent en moi le printemps infini
Oh! ne revenez plus, je redoute l'épine
Votre âme est une fleur que je voudrais cueillir
Quelque chose de vous avec charme chemine
Comme un parfum d'avril je me fais envahir
Et ce long mal d'amour a vaincu mon silence
Je puise dans vos yeux tout ce mystère offert
Au-devant de l'aveu, derrière l'éloquence
Demeure au fond de moi, votre regard si cher
Et tous ces mots secrets qui fleurissent ma plume
Caressent ma raion telle une voile d'or
J'épelle votre nom que le désir allume
Le murmurer sans fin est un divin transport
Que de fois j'ai rêvé d'étreindre votre taille
J'imaginais nos corps ruisselants et noués
Au balcon de vos cils, je gagnais la bataille
Cueillant étoiles d'or et douces voluptés
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