Philip (Jardin de Lune) le mercredi 05 septembre 2018, à 13:25 Ce poème est donc un hommage admiratif à une prose surréaliste postée ici, en 2011, par Loïc, co-administrateur du site.
Reprenant une idée (les vers 2 et 3) griffonée il y a longtemps sur un papier, sans aucun rapport, j'ai eu envie de retourner sur "les salons rouges" de Loïc.
A son interrogation "ce qu'on fait dans les salons rouges ?" j'ai commencé mon texte (sans aucun rapport) par "Que sont devenus les salons rouges ?". Car mon poème est plus une divagation à partir d'autres salons rouges, ceux du Twin Peaks de David Lynch (voir l'illustration), mon iconique coup de cœur de toujours.
Bien entendu, à la limite d'avoir pillé la quasi intégralité du texte de Loïc (sourire !), j'ai obtenu son accord pour parler dans mon poème :
1/ De salons rouges
2/ De ses aquarelles écarlates (dans les deux derniers vers, le poète c'est - bien involontairement pour lui - Loïc et là-bas….c'est là où il vit (dans un décor provençal qui n'a rien de lugubre comme mes salons).
Philip. |
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Rêveuse le mercredi 05 septembre 2018, à 16:51
Quel superbe écrit Philip !!!!!
J'adore le surréalisme et ton salon semble être tout droit sorti d'un palais vénitien décadent, un salon qui sous de belles apparences nous emporte vers des rêves "sulfureux" comme un décor posé là pour nous "attirer" vers "autre chose"
Avec cette ultime recommandation aux Mères de "protéger leurs enfants de ces rêves lugubres"!!!!!!!!!
Et puis pour finir, mais j'aurais pu en parler longtemps, cette musique de Twin Peaks que j'adorais regarder , si mystérieuse et mélancolique!!!!
Merci pour ce "bonheur de lecture " offert cher poète !!!!!!!
mes meilleures amitiés! |
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mariepaule le mercredi 05 septembre 2018, à 17:40 Coucou Philip
Il est revenue le poéte du passé, franchement je préfère tes derniers écrits plus doux et rêveur...
Le salon rouge nous mène vers un endroit peu agréable et mystérieux..
Les guetteurs d'horizon, j'aime
Bisous Philip
Marie
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debbie le mercredi 05 septembre 2018, à 18:29 Bonjour Philip, Un poème à l'aspect un peu plus dur et plus sombre que tes dernières poésies que j'avais beaucoup aimé. Celui ci j'aime beaucoup cette partie
" Sur quelques pages oubliées,
Où la poussière du temps
Accorde au poète le sursis de la mémoire,
L’empreinte de la plume
Laisse un parfum sauvage. "
Après je n'ai pas réussit à embarquer complètement dans cette poésie pour être tout à fait franche, je n'ai surement pas assez l'esprit surréaliste. Il y a de belles images, mais il me manque un truc.
Belle soirée à toi
Avec tout mon Amitié
Debbie |
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La Mouche Nounouche le mercredi 05 septembre 2018, à 22:09 Ton récit m'a emporté sur la scène d'un vieux théâtre mystérieux où les aèdes déclament leurs vers en cherchant la suite de leurs textes perdus dans les limbes. En tout cas tu m'as fait voyager alors merci car il est bon parfois de ne pas donner de but au lecteur pour laisser travailler l'imaginaire de chacun. . .
Amitiés Yves |
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Susan* Coquelicot * le jeudi 06 septembre 2018, à 13:13 Coucou Philip !
Après avoir lu le texte de notre ami Loïc …
Et les problèmes liés au site me voici pour te commenter !
J’avoue que je suis influencée par ce qu’a écrit Loïc !
Mais, revenons à ton poème !
Le vide est déconcertant et triste…Dans cette pièce, il n’y a plus d’ouverture, plus d’objet !
Et personne ne revient dans ce salon …
J’aime beaucoup la fin de ton poème où tu recommandes aux mères de protéger leurs enfants de ces rêves lugubres …
* Et là-bas, le poète, songeur, Peignait de sa plume, des aquarelles écarlates.* C’est très beau !!!
Merci Philip et merci à Loïc également …
Très bon choix pour l’image…
Quand à la musique de Twin Peaks, je l’adore !!!
Bel après-midi Philip !
Gros bisous !
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Philip (Jardin de Lune) le jeudi 06 septembre 2018, à 13:44 Pour REVEUSE :
Bonjour Rêveuse et merci d'avoir aimé ces vers.
En fait, oui, ce poème peut être qualifié de surréaliste (j'ai moi-même utilisé le terme, le premier). En fait, il est exact qu'il y a une part d'écriture automatique, sans doute un part dictée par l'inconscient, mais là, et ce sera ma réponse, ci-dessous, à Marie-Paule, si inconscient il y a, il ne traduit pas un état d'âme personnel.
Il y a bien un point de départ à ce poème (le titre de celui de Loïc et une réminiscence du Twin Peaks de David Lynch).
Mais, pour toi qui semble être une fan de Twin Peaks, tu comprendras alors qu'il n'y a pas d'allusion (d'ambiance aussi ????) qui rappelle les palais vénitiens décadents. Mais là est le propre de l'imaginaire poétique, surtout s'il se veut surréaliste.
Belle journée à toi. Amitiés, Rêveuse. Philip.
Pour MARIE :
Eh non, chère Marie, il n’y a pas de « poète du passé » qui laisserait accroire que je suis joyeux maintenant. Mon inspiration poétique est variable.
J’ai souvent expliqué que mon approche presque « universitaire » de la poésie a été fondée sur ce qu’on appelle le « spleen », cette mélancolie qui donne une force émotionnelle profonde à cette forme d’écriture qu’est la poésie.
Mais ce n’est que mon point de vue (j’ai utilisé à dessein l’expression « universitaire » car il y aurait un écrit à faire sur les interactions psychologie/mélancolie dans les formes poétiques (sourire)
Pour qui est du poème, en effet ‘le salon rouge nous mène vers un endroit peu agréable et mystérieux ». La facture volontairement surréaliste renforce le côté sombre.
Bisous, Marie. Philip.
Pour DEBBIE :
Bonjour Debbie, comme tu pourras le lire plus haut, sur mon commentaire à Marie, j’explique en quoi ces vers sont inéluctablement d’une coloration sombre.
Mais, rassure-toi, je peux te dire que j’ai écrit ces vers dans un esprit décontracté, presque joyeux (sourire). Là on est juste dans l’exercice de style.
Ah, rassure-toi, quand on touche au surréalisme, teinté de style et de figures « à la Philip » (sourire auto-critique) c’est tout à fait normal que tu ne puisse t’embarquer à fond dans mon poème.
Ce n’est pas qu’il manque un truc, c’est qu’il n’y a pas ce chemin clair, sauf à entrer dans un interminable propos psychanalytique aussi ennuyeux qu’inutile !!!
Donc, je te rassure, ici le surréalisme n’est pas une fin en soi, et tu n’as pas à t’interroger si tu as ou non l’esprit surréalisre (re-sourire).
Belle journée à toi, Debbie. Philip.
Pour YVES (La Mouche) :
Bonjour Yves. Merci pour ton commentaire
Tu donnes en plus le contre-exemple d’une perception différente des autres ami(e)s sur le contenu de mon poème. Mais dans le genre, personne ne détient la bonne interprétation (même pas moi !)
Ta perception du mystère de ces vers (y a-t-il vraiment un mystère ?) est juste un peu différente.
Et puis, en effet, il est bon de ne pas laisser parfois trop de pistes convenues pour l’interprétation poétique. Amitiés, cher Yves. Philip.
Pour SUSAN :
Ah, tu es la première à avoir suivi le lien qui t’a conduit aux Salons Rouges de Loïc.
Si mon poème n’est pas liée à cette prose « Loïesque », tu as cependant laisser ton imaginaire te conduire peut-être vers des analogies (en effet, ces salons rouges sont peut-être là où séjourne l’inconscient, si ce n’est l’inconscient lui-même).
Et il se trouve que tu as décortiqué, toi aussi, ce Twin Peaks qui recèlent tant de tiroirs, dont certains qu’il est même impossible d’ouvrir !
La fin t’a interpellé ? Tant mieux. Mais je te rappelle que les « aquarelles écarlates » ce sont les mots très poétiques de Loïc, dont j’ai eu le bonheur d’avoir son accord pour les faire revivre, l’espace d’un instant.
Bisous. Philip
A TOUS :
Au fait, le titre du poème (trouvé à la fin) ne veut rien dire, mais j'ai choisi le terme "empruntés, car somme toute j'ai emprunté une expression à Loïc, qui m'a fait décrire, avec ma vision, l'intérieur de ses salons rouges.
Philip
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scorpionne le vendredi 07 septembre 2018, à 17:21 Bonjour Philip,
Ces "salons rouges" seraient-ils les méandres (psychologiques ou psychédéliques) des paradis artificiels, dans lesquels certains peuvent se perdre et dont le narrateur semble avoir réussi à s'extraire ? Je ne sais si c'est bien cela mais c'est ainsi que je l'interprète.
J'aime particulièrement la strophe :
"Ô, mères, ne laissez jamais vos enfants,
Broder sous leurs rêves lugubres,
Les contours de faux Eden assoupis.
Dans les salons maudits,
Sous d’immobiles fastes,
Sont tapis les guetteurs d’horizons."
Mais ma préférée est la toute dernière :
"Et là-bas, le poète, songeur,
Peignait de sa plume, des aquarelles écarlates."
Bonne fin de journée cher Philip.
Très amicalement,
Jocelyne |
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Philip (Jardin de Lune) le samedi 08 septembre 2018, à 07:29 Pour JOCELYNE :
Eh bien non, Jocelyne, ça pourrait être certes un délire psychédélique.
En fait, il est inexact, ici, de ne parler que de "salons rouges", car c'est juste une référence-hommage au "vrais" salons, ceux du poème de Loïc dont j'ai indiqué le lien.
Et si je te dis cela, c'est que lors d'une récente discussion avec lui, il me confiait que ses salons pouvaient être l'antichambre, sinon l'inconscient lui-même. Sous toute réserve.
Alors allons-y pour te faire la même réponse.
La strophe que tu aimes, je l'ai intégrée à la fin, comme un avertissement et là, eh bien peut-être, faut-il y voir une mise en garde contre les paradis artificiels.
Quand à la phrase que tu préfères, eh bien, bingo, tu rends encore hommage à Loïc, car les mots forts sont "aquarelles écarlates", qui sont de lui (toujours son même poème).
Amitiés. Philip
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micheline1940 le mercredi 12 septembre 2018, à 08:03 Bien cher Philip,
C'est avec un retard monstre que je reviens vers vous, aussi, veuillez bien me faire la grâce de me le pardonner.
J'ai particulièrement aimé ce magnifique poème, son descriptif et son atmosphère propre à la faconde de votre talentueuse plume ! Ce me fut un régal de vous lire !
Excellente journée à vous, mon cher ami, comme aussi buona continuazione pour vos poèmes à venir !
Bien amicalement,
Micheline. |
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Philip (Jardin de Lune) le mercredi 12 septembre 2018, à 08:26 Bien chère Micheline.
Ne vous excusez pas pour votre retard. Moi aussi, vous le savez, je prends du retard à votre égard comme à l'égard de nos autres ami(e)s aussi.
Je vous remercie infiniment de votre compliment, sachant vos commentaires bien évidemment sincère.
Le genre surréaliste, malgré son côté écriture automatique" n'est pas s évident que cela à écrire. Et pourtant vous avez aimé. J'en suis très touché, bien que je ne sois pas persuadé que la grande qualité de mon écrit.
Avec toute ma fidèle amitié, Micheline. Prenez bien soin de vous.
Philip
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