Ecrits pleins et déliés

 

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A la plume d'oie

le samedi 25 août 2018, à 00:00. Posté par La Mouche Nounouche



Fine canule de plume d'oie
Pour écrire comme autrefois
Tremper la plume dans l'encrier
Et éviter les pâtés tant décriés
Pas facile d'écrire comme avant
Loin de tous ces écrans innovants
Pas gagné de trouver l'inspiration
Pour rédiger de belles narrations
Comme écrivains de talent d'antan
Las emportés par les vents d'autant
Aujourd'hui disparues les ratures
Elles n'existent qu'̀en littérature.
Copier coller effacer le tour est joué
Les brouillons disparaissent floués
Quid des hésitations et retouches ?
Certains écrivent tout à la louche.
Adieu travail d'artiste et d'artisan
On robotise ou dicte c'est méprisant
Moi je regrette le bureau et sa corbeille
Tous les essais chiffonnés de la veille
Les corrections rajouts et ratures
Quand écrire reste encore aventure
Sur des chemins chaotiques incertains
Avec des virages et retours opportuns
Les petits gouttes de sueur sur le papier
Et cette odeur magique issue de l'encrier.

Fine canule de plume d'oie
Pour écrire comme autrefois
Avec un peu d'entrainement
Ce plaisir me séduit vraiment

La Mouche 25/08/2018

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commentaires ( 6 ) (Ajouter un commentaire)
Susan* Coquelicot * le samedi 25 août 2018, à 07:00
Bonjour Yves ,
Tu as raison , les gens ne savent plus écrire ...Seul le clavier compte !
Je me souviens aussi du porte-plume et de l'encrier ....
J'ai été chargée de remplir l'encrier durant une année scolaire !!!
Aujourd'hui, lorsque je prends un stylo , j'ai parfois du mal à écrire pourtant j'utilise souvent le papier et le stylo !!!
Merci cher Yves pour ce beau poème , continuons dès qu'on le peut à écrire à l'ancienne !
Belle journée Yves avec mon amitié !

mariepaule le samedi 25 août 2018, à 08:20
Coucou Yves

Que de souvenirs et pour ne pas faire de patés la langue pendait ainsi on était concentrer...

Yves il y a deux ou trois ans, un ami me racontait cette petite histoire vraie..

Un monsieur qui avait sa fille enceinte, lui avait dit cela sera un garçon mais ne voulait pas donnner le prénom, il faut laisser aux autres la surprise de ce grand jour..
Alors le futtrr grand père quand il voyait sa fille, lui demandait toujours comment va Gaston...

Le grand jour est arrivé, la fille appelle son père et lui dit Gaston est né, le grand père alors il s'appelle comment? Sa fille qui s'était habitué à ce prénom l'a prénommé Gaston, ce petit bohomme doit avoir deux ou trois ans maintenant..

Beau week end grand père heureux
Marie

Philip (Jardin de Lune) le samedi 25 août 2018, à 16:43
Bonjour Yves.
Pauvre plumes d'oie, pauvre plumes et encriers,
Vous être voués à l'abandon des pleins et des déliés.
Mais un danger nous guette : avec la commande vocalenous servirons-nous encore de nos dix mimines. Plus besoin de taper sur le clavier.

Ah oui, nos doigts ? Euh, pour compter ? Plus la peine, la carte de crédit est à contact digital !
Euh, pour manger alors ??? Bah, on se débrouillera !

Vois-tu ta plume d'oie est hélas, presque déjà rencart. Mais s'il n'y avait que ça !
Bon, que ce triste tableau ne gâche pas ton week-end que je souhaite agréable. Amitiés. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

La Mouche Nounouche le dimanche 26 août 2018, à 14:31
Merci Susan, écrire à la plume est un luxe qui nous offre le temps de l'inspiration, de la réflexion ce que n'offre pas les claviers. Tout tout de suite et trop vite c'est le mal de notre modernité qui ne tiendra guère face à 'éternité dans l'éther mité. . .
Merci de ta présence et amitiés Yves

La Mouche Nounouche le dimanche 26 août 2018, à 14:33
Ah Marie merci de ta belle histoire qui m'a évidemment beaucoup touché tu t'en doutes.
Très amicalement Yves

La Mouche Nounouche le dimanche 26 août 2018, à 14:37
Oui Philip mais heureusement nous entrons en résistance pour freiner des quatre fers face au rytme effréné qu'on voudrait nous imposer pour foncer droit dans le mur. Le rire et les sourires sont les premières armes de la résistance passive face à un troupeau bêlant, mais nous finirons bien par nous reproduire nous les moutons à cinq pattes, les empêcheurs de tourner en rond.
Que vivent l'amour et l'humour !
Amitiés à toi. Yves

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