|

Si le destin un jour par la grâce des cieux
Te mène sur mes pas au bonheur d'une fable
Riche de souvenirs, dont le parfum louable
Persiste dans mon cœur, malgré mon âge vieux
D'une main de velours, inspiré par tes yeux
J'écrirais un prélude au charme impérissable
Exalté par tes sens, de façon vénérable
Palpitant de désir, je n'aurais que deux voeux
Le premier, captivant retrouver la tendresse
Comme au temps du serment, de l'onde enchanteresse
D'une invite à l'idylle au pied du vieux lilas
Comme deux anneaux d'or scellé par une entente
Sur le lin consacré que seul l'amour enfante
Le second c'est mourir au berceau de tes bras
|