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Souvent je pense à vous femmes de solitude
Quand la nuit verse en moi le soupir des langueurs
Ainsi le goût secret de cette incertitude
Ensemence mon front d'évanescentes fleurs
Un mal ronge mon coeur, perles d'or de l'extase
J'imagine vos yeux, puis vos cils abaissés
Qui président dans l'ombre au désir qui embrase
Dans le transport fougueux des corps inapaisés
Oh! pouvoir vous aimer sous des voûtes de roses
Dans le feuillage clair des rêves libertins
Si près de l'indicible émerveillant les choses
Dans le parfum de chair des voiles les plus fins
Je vous aime étendue, épousé de dentelle
Avec de beaux bijoux courant sur vos bras blancs
Attendant le baiser, sur votre peau charnelle
Dans l'écrin d'une soie énamouré d'encens
Vos froufrous capiteux demeurent ma fortune
Quand votre corps s'enchante aux reflets d'un miroir
Et je chéris mon mal de façon opportune
Envisageant l'amour au bonheur du boudoir
Sur le mur décoré, d'éstampes Japonaises
Il neige du soleil, jusqu'au ravissement
Sur les coussins brodés nos mains ne sont que braises
Le feu gagne mon âme empoisonne mon sang
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