|

Le plus modeste vers, le plus humble poème
Peut étreindre mon cœur plus fort qu'un souvenir
Est-il peut doux babil que celui d'un "je t'aime?
Est-il plus bel écho que celui d'un soupir
Cette rose d'avril, cette femme suprême
Garde dans son calice un divin élixir
Un souffle empreint au ciel annonçant la bohème
Elle a pour son poète un autel à bénir
J'atteste devant tous sans faire de louange
Rien ne peut égaler son sourire d'Archange
Son merveilleux visage habillé d'or, de fleurs
Et par un lien céleste est éclos dans mon âme
L'authentique blason que son soleil enflamme
Rien n'a dans mon esprit de semblable valeurs
|