|

Tant que miroitera en l'écrin de ton cœur
Mon nom en lettres d'or, j'habiterai Venise
Sous le pont des soupirs, ma frivole marquise
Ton sourire immortel devient sainte douleur,
La grâce et la beauté chantournent ta splendeur
De traits fins ciselés que l'amour angélise;
Ta robe enrubannée alors terre promise
Ensoleille ton corps d'un teint évocateur
D'une flamme sans fin, ton allure m'inspire
Le fleuve évanescent du foin mûr qui soupire,
Ronsard évoquerait tes tétons d'Ispahan,
Elégante princesse, authentique Cassandre,
Ton regard d'angelot je ne peux m'en défendre
Le pouvoir de tes yeux est bien trop émouvant
|