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Je t'aime plus qu'hier

le dimanche 15 juillet 2018, à 10:12. Posté par plumeflore


    Ce soir le ciel éploie au couchant un drap d'or
    Comme une plaie ouverte un bel été se fane
    Mais ne regrettons rien le glas reste le sort
    Pour aimer il faut vivre et l'amour en émane

    Laissons la nuit venir, il faut partir un jour
    Ainsi le foin doré couchera sur la terre
    Sa tige étincelante éclairant à l'entour
    les amants exilés affolé du mystère

    Dans le beau vase ancien demeure le flambeau
    D'un bouquet d'aubépine exhalant l'onde chaude
    La vague inépuisée épousant le bateau
    La dolente langueur du poète en maraude

    Ecoute donc la mer, l'appel des remous blonds
    Tous les oiseaux d'automne aux voix rossignolantes
    Et la plainte du vent parmi les arbres roux
    Pour peindre dans l'instant les couleurs insolentes

    Cette heure solennelle aux portes de la nuit
    Par maint trésors cachés à nos yeux se révèle
    D'invisibles grillons manipulent l'ennui
    Est-il temps de faucher l'authentique javelle

    Alors que l'horizon saigne comme un oeillet
    Quelque chose entre nous palpite de tendresse
    Heureux de nous aimés gardons ce don secret
    Une indicible paix avec art nous caresse

    Notre amour est un livre, un émouvant transport
    Le souvenir y dort orchestré par un ange
    Quand au bosquet d'avril frappait la flèche d'or
    Nos coeurs à lunisson écoutaient la mésange

    L'eau vive du désir ruisselait dans nos yeux
    En nos lits d'herbe douce, en nos vertes alcôves
    Tes mains brûlaient mon sang, d'un fleuve merveilleux
    La vague apparaissait serti par mille mauves

    Souviens-toi de l'amour et son jeune printemps
    La perle du bonheur émanait de nos âmes
    Clouons nos souvenirs au refrain de nos chants
    Et fleurissons la vie en mêlangeant nos gammes

    Rappelle-toi l'odeur qu'avait le frais sous-bois
    La douceur insensée à l'ombre des dentelles
    Et ce regard troublant des biches aux abois
    Des toiles de l'azur gribouillé d'hirondelles

    Réchauffons nos vieux corps au soleil du passé
    Gardons dans un tiroir sous des pétales rose
    Nos rires en cascade et ce destin sacré
    Et nos rêves exquis que parfume la rose

    N'est-il point de fleurette au ciment des vieux murs?
    Et même si la braise a remplacé la flamme
    En poursuivant ce rêve en nos salons obscurs
    je t'aime plus qu'hier, oh ma divine femme!

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commentaires ( 3 ) (Ajouter un commentaire)
Rêveuse le dimanche 15 juillet 2018, à 14:55

Bonjour Marc

Un amour durable, à l'épreuve du temps
qui ne fait que s'amplifier de jour en jour!
et vous le dites si joliment que l'on ne s'en lasse pas!
bonne journée bien amicalement et merci!

debbie le dimanche 15 juillet 2018, à 16:36
Bonjour Marc, très belle poésie sur l'amour qui grandit de jour en jours sur ce je t'aime plus qu'hier et moins que demain. J'adore ce vers " Et même si la braise a remplacé la flamme " C'est très bien dit !! Merci de ce beau partage.
Belle journée
Debbie

liameliavq le mercredi 18 juillet 2018, à 16:45
Quelle verve poétique et romantique incroyable et qui fait rêver de votre amour indestructible déclaré à votre douce et belle femme !
Qu'elle a de la chance !
Amitiés poétiques.
LN.

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