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Les cimaises défuntes

le mercredi 11 juillet 2018, à 06:39. Posté par Philip de Berg


    Dans les palais déserts, sont des importunes,
    Sans reflets et sans âme, elles craignent les remords.
    Et leurs cadres défunts, pleurent sous les lagunes,
    Quand le soir s’ébaudit, et que meurt ses accords.

    Les portraits disparus, et bien vite oubliés
    Hantent nos nuits sans fins, dévorant notre cœur.
    Où sont-ils donc partis, à l’aune des brasiers,
    Brûler aux infinis, d’un chant dévastateur.

    Ô mon âme, dis-moi si, un jour, reviendront,
    Si fortes et souveraines, ces cimaises endormies,
    Que j’ai pourtant aimées malgré tous mes affronts.

    Je partirai un jour, comme un vieil ennemi,
    Détruire ces orgueils qui blessent ma raison,
    En laissant à jamais ces vaines accalmies.

    Illustration : Philip - travail sur une image (les cadres vides)
    Illustration musicale : Moussorsky – Tableaux d’une exposition
    (Promenade)
    https://www.youtube.com/watch?v=BMg_A8eYweY

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commentaires ( 10 ) (Ajouter un commentaire)
mariepaule le mercredi 11 juillet 2018, à 08:33
Coucou Philip

Très belle description poètique de se cadres vides qui laisse l'imagination s'envoler vers la création d'un sonnet où nait des portaits de personnages Italiens (en lisant le début c'est l'image de personnages italiens qui m'est venue)

Tes vers sont très réalistes, car les portraits de nos ancêtres peu à peu disparaissent de notre vision mental..

Gros bisous Philip
Om
Marie

Ps: je suis brouillon ce matin, je reviendrai plus tart
Marie.




debbie le mercredi 11 juillet 2018, à 09:46
Bonjour Philip, Wow ce qu'elle est profonde cette poésie au mélange de musiques et de souvenirs perdus dans ces cadres défunts disparus ! Et cette volonté de vouloir faire revenir ces cimaises endormies ... ce texte me touche au plus profond. Et le choix musical vient apporter une note d'émotion encore plus grande. C'est un poème sublime et ma partie préférée c'est celle ci. "Les portraits disparus, et bien vite oubliés
Hantent nos nuits sans fins, dévorant notre cœur.
Où sont-ils donc partis, à l’aune des brasiers,
Brûler aux infinis, d’un chant dévastateur. "
Elle est très forte cette partie car se forme un noeud dans le coeur en le lisant. Une lecture qui ne peut pas laisser indifférent !
Merci de ce si beau partage Philip !
Très belle journée à toi , avec tout mon amitié
Debbie

scorpionne le mercredi 11 juillet 2018, à 11:42

Bonjour Philip,
Que c'est beau ! Où sont-ils tous ces portraits ? Qui représentaient-ils ? Pourquoi ont-ils disparu ? Tant de questions devant ces cadres vides. Des places laissées vides et que personne d'autre ne peut combler.
Ma strophe préférée :
"Les portraits disparus, et bien vite oubliés
Hantent nos nuits sans fins, dévorant notre cœur.
Où sont-ils donc partis, à l’aune des brasiers,
Brûler aux infinis, d’un chant dévastateur."
L'accompagnement musical est également très beau.
Merci beaucoup Philip pour ce partage.

Je te souhaite un agréable mercredi.
Très amicalement,
Jocelyne

domidom le mercredi 11 juillet 2018, à 12:24
C'est un poème talentueux , le fond est extraordinaire, perso, je remarque à regret que tu ne t'es pas appliqué à rechercher une prosodie parfaite, c'est dommage, mais bon, ce texte est si beau que l'on ne peut que reconnaître le talent d' auteur...
Tu me connais, quand certaines petites choses qui sonnent faux à mon oreille, je ne peux m'empêcher de les relever...
Ceci-dit, j'ai adoré te lire et te relire, un écrit touchant....
Bisous, Domie...

Rêveuse le mercredi 11 juillet 2018, à 13:38

Très original ton sonnet et cette composition photo de cadres "vides" à la symbolique très forte...

Les cimaises qui selon l'époque ont une architecture différente,
j'ai eu l'impression en te lisant d'un "retour vers le passé" à la recherche de toi même.... comme des regrets et un besoin de re-trouver l'"accalmie"

mais ce ne sont que mes pensées sans me censurer et je peux me tromper bien sur !
avec mes meilleures amitiés, bonne journée cher Poète

Philip (Jardin de Lune) le jeudi 12 juillet 2018, à 08:25
Pour MARIE :
Coucou, Marie.
Ah oui, c'est vrai, toi qui connait beaucoup de mes poèmes, lorsque je parle de "palais désert", c'est souvent l'évocation de vieilles demeures à Venise, Florence, Rome, abandonnées, désertées.
Symbolique, dans ce poème de l'oubli; la matière demeure, mais l'esprit s'efface.
Gros bisous. Philip

Pour DEBBIE :
Bonjour Debbie. Oui, je comprends que ce poème puisse entraîner l'émotion bien naturelle de penser à ces visages à jamais disparus.
L'idée du poème m'a été donnée par la pochette du disque du groupe Emerson Lake & Palmer, qui interprétait une version rock du "Pictures at an exhibition, de Moussorsky, où les cadres étaient vides.
L'usage du mot cimaise n'est là que pour la musique verbale, car une cimaise n'est pas un cadre mais désigne ce qui tient un tableau.
Merci d'avoir aimé ce poème. Belle journée, Debbie . Philip.

Pour JOCELYNE :
Bonjour Jocelyne. Tiens, ton quatrain préféré est aussi celui que l'amie Debbie a aimé ?
Et, bien entendu, l'interrogation est la même. Que sont devenus ces portraits. Oubliés à jamais ou resté quelque part dans un coin de la mémoire.
Ca, c'est la partie...immergée du sonnet (sourire). Amitiés et belle journée, Jocelyne. Philip.

Pour DOMIE :
Talentueux ? Euh...juste un poème écrit avec cœur, mais pas bien original, car j'ai déjà écrit sur, à peut près le même thème (Marie a remarqué que ça évoquait mes fameux personnages italiens).
J'écris rarement des sonnets. Je n'aime pas trop la construction des rimes des deux tercets. C'ets peut-être pour cela que je ne me suis pas appliqué à une recherche de prosodie plus soigné.
Mais tu as aimé, c'est l'essentiel, alors.
Très belle journée à toi, Domie, et gros bisous. Philip.

Pour REVEUSE :
Oui, évidemment, la symbolique était forte forcément. Si tu lis les réponses aux commentaires qui précèdent, tu auras confirmation de l'intention.
Mais ce poème était …"désincarné" quand je l'ai écrit. J'écoutais la version piano des "Tableaux d'une exposition" et j'ai laissé courir ma plume. Mes "understatements" sont toujours un peu les même.
Belle journée à toi, et amitiés, Rêveuse. Philip.

Susan* Coquelicot * le samedi 14 juillet 2018, à 07:10
Coucou Philip !
Ces portraits disparus …
Sont-ils ceux qui disparaissent peu à peu au fond de nous-mêmes ?
Ces souvenirs d’antan que l’on essaie de rattraper …
Merci pour cette jolie plume où j’ai imaginé *mes cimaises endormies*… Et cela m’a émue !
Belle journée ! Bisous


Philip (Jardin de Lune) le samedi 14 juillet 2018, à 08:23
Pour SUSAN :
Coucou, Susan. Comme je l'ai expliqué, de poème est une autre version revisité de mes personnages de comédie italiennes, hantant les palais de Venise et d'ailleurs et qui deviennent fantômes de notre mémoire.
Mais en effet, ce peut-être ceux qui disparaissent au fond de nous même.
Mais en principe, ceux que l'on finit pas oublier sont ceux qui n'ont pas marqué notre vie. Le reste, personnages et paysages, voyages, moments forts de vie, restent dans nos mémoires.
Bisous. Philip

micheline1940 le lundi 16 juillet 2018, à 02:52
Bonsoir cher Philip !
Votre texte est bien beau, fastueux, même, mais il me reste un regret, si vous le permettez cher ami, c'est de faire boiter un écrit qui ne demande qu'à s'épanouir encore et plus avantageusement que vous ne le faîtes ici. Quelques retouches vous feront atteindre au sublime !!!
Une fenêtre enfin ouverte me permet de m'y engouffrer et vous dire le plaisir que j'ai eu d'atteindre au Site. Restée en solitude d'écran peu compatissant, celui-ci a bien voulu s'éclairer... alors profitant de l'opportunité, je vous écris que je ne vous oublie pas ! Bien au contraire, et bien que privée de Site qui prête si peu l'oreille à mes demandes.
Il me faudra vous répondre sur mon dernier post, comme aux autres amies qui m'y ont écrit bien amicalement.
Merci cher Philip de ne pas m'en vouloir du retard pris, et dès que je le pourrai, je vous répondrai.
Avec mon amitié permanente et qui vous est toute acquise,
Micheline.

Philip (Jardin de Lune) le lundi 16 juillet 2018, à 08:58
Pour MICHELINE :
Je viens de commenter votre dernier poème.
En effet, en ce moment, il n'est pas aisé d'échanger sur notre site. Sachez que l'ami Loïc, le plus "technicien" de nos co-administrateurs, a été saisi des problèmes techniques du site et en a informé le propriétaire du serveur informatique.
Donc, je ne vous en veux nullement de ces retards (sourire !)
Ah oui, ce poème est bien imparfait en termes de prosodie. Je le sais.
Mais ma paresse, mes moultes occupations et mon tempérament ne me poussent pas à "peaufiner" mes écrits. C'est comme ça ! C'est tout moi. Ce n'est pas grave. Vous avez aimé mon écrit (qui n'est pas particulièrement "fastueux". Ah, ces superlatifs ! Et d'autres ami(e)s aussi.
Cela me comble. C'est bien suffisant.
Avec ma fidèle amitié. Prenez bien soin de vous. Philip.

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