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Que sais-tu dès le réveil
Sous l’aube blême
Du mal que l’histoire étaye
De l’écœurement qu’elle sème
Du corps écorché
Sous les plaies purulentes
Du rasoir effilé
Que le passé chante
Crois-tu partager,
Sur une seconde muette
L’espoir étranglé
L’histoire abjecte
Des confessions rabroués
Sur l’autel
De l’amour consacré
Intouchable et maternel
Tu pense entendre
Sous l’équivoque des mots
Quelque chose des cendres
Leur brûlure déjà, trop tôt
Mais le miracle quotidien
Que l’aube réclame
Les instants hégéliens
Entre espoir et drame
Épellent au présent
Jalonnant le jour
L’écœurement du sang
L’horreur tout autour
A un pas de l’homicide,
Équilibre journalier
Que le soir suicide
Sans le réveiller
Il faut s’armer d’un sourire
Dissipé dans l’ombre
Bien que le cœur expire
Enfant seul, et sombre
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