|

Elle est si douce cette pensée
Eternité de l'homme, illusion ! chimère !
D'une belle vision commencée
Il n'a point eu d'hier, ce fantôme éphémère
On y voit les oeuvres mauvaises écrites en fauves sillons
L'étendue sous mes yeux révèle ta grandeur
Et les brûlures des fournaises où bouillent les corruptions
La terre ta bonté et les astres ta splendeur
Cette âme, qui donc es-tu ? Une flamme qui me dévore
Et de signes divers la tête couronnée
Dois-tu vivre après moi? Dois-tu souffrir encore ?
Monarques tour à tour, se partagent l'année
|