|

MARCHAND D’OUBLIS
Un souvenir qui s’oublie et l’âme se marchande,
Pâte brisée d’une tarte aux yeux d’amandes,
L’oubli s’éblouit devant cet étalage indiscret,
Au cœur d’une cuisine au propre comme au figuré.
L a chine, patine d’ambre et cire d’abeille vole la poussière,
Un doigt passe l’encre des sentiments en un trait si fier,
L’oubli pèse son poids à ce marchand de terre,
Celle des carreaux de ciment, mosaïques belles en verre.
Combien d’objets dissimulés, de photos jaunies prennent l’oubli,
On ne marchande pas le passé, il a sa monnaie et son prix,
On retrouve dans le grenier ou la cave une malle en bois rongé,
Elle contient des moments et des émotions prolongées.
Marchand d’oublis, on retrouve dans une boutique le vieux temps,
Celui d’une pluie, d’une ombre, d’un soleil de plomb, d’un avant,
L’oubli est un marchand de rêve, sable de nos pas et de nos mémoires,
Il conte le début et parfois la fin d’une belle histoire.
Didou écrit le 12 05 2018
|