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Si j'écris par amour de beaux vers, pâle et rose
Est-ce pour oublier qu'en mon for, ils sont blanc
La musique d'un mot, à l'oreille, s'entend
Jamais le triste œillet, ne surpasse la rose
Alors qu'avec le lys, le temps prend une pose
Toujours avec le lin, la seconde se fend
Arrive l'immortelle et le temps court, s'étend
Si sur ses lauriers, le lilas se repose
A l'envers du vers lent, coquelicot se fane
Aussi le chèvrefeuille au tronc du frêne, flâne
Reste la vigne-vierge, ivre de volupté
Pour émailler le sens, du son qui plait à l'âme
De la note angélique il faut trouver la clef
Pour que poème au cœur, dans son miroir se pâme
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