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Dans les bras qui l’entrainent elle se laisse emporter
Fragile son corps tantôt avance tantôt recule
Toujours oscille comme l’aiguille sur la bascule
Suivant le poids que l’autre met dans la balance
Elle danse le tango un tango argentin
Dans une robe fourreau fendue sur le côté
Ses petits pieds chaussés de fins escarpins
Lui font des jambes longues et le mollet tendu
La poitrine en avant debout en pleine lumière
Secouée comme un voilier sur le dos de la mer
Elle se laisse conduire et se tient droite et fière
Tout son corps élastique s’accorde à la musique
Son dos sans mal se plie et preste se redresse
Charmé par les accords comme un serpent se dresse
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