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Que devient l'homme sans le miracle amoureux?
Mais que puis-je espérer de mieux comme caresse
Que le doux battement donnant vie à tes yeux
Je te contemple, ému, troubler par la promesse
De ta main qui m'effleure à l'ombre du chemin
La nature est un temple aux colonnes superbes
Parmi les épis d'or, le rêve est libertin
Quand le soir nous sourit, au lit des grandes herbes
Tu peux me voir pâlir, tout comme au premier jour
J'aime par-dessus tout admirer ton visage
Ô! biche d'Orient, merveilleuse à l'entour
Connais-tu ton pouvoir, ce que ton corps dégage
Ressemble au Paradis, à la douceur de mai
C'est le miroir des fleurs où le soleil se mire
C'est les doigts de l'aurore au cœur de la forêt
C'est le souffle léger du printemps qui soupire
L'amour que je ressens approche l'éternel
Plus merveilleux encore il pille à la tendresse
Le brillant sentiment, le serment solennel
Et donne à nos baisers ses lettres de noblesse
Au roman quotidien l'indicible bonheur
De nos ardents désirs, image le silence
J'ai si peur de te perdre il en va de mon coeur
Que je nourris de feu ce que ma plume encense
Pour nous le lendemain sera comme aujourd'hui
L'innocence et la joie écriront notre histoire
Et nous retarderons le chant de l'hallali
Alors avec grandeur je scultperai ta gloire
Aime-moi tendre fleur, d'un voyage parfait
Parfume mon oreille en imitant la source
Et notre bel amour gardera son secret
En accrochant nos corps au ciel de la grande ourse
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