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Voici le vent de la tempête
avec ses scies et ses cisailles
qui prend les arbres en tenailles
Le vent qui fouette le vent qui fouaille
un homme changer en animal
qui prend plaisir à faire du mal
Qui se réjouit de ses tourments
a les entendre crier aïe
Tout à la fois juge et bourreau
avec un rire de dément
Tenant l’épée hors du fourreau
qui vous condamne sans jugement
qui fait ployer qui fait gémir
Dont la fureur fait frémir
avec sa froide bise qui ment
ainsi qu’un arracheur de dents
Traitant de haut tous ceux qui souffrent
Dans tous les lieux ou il s’engouffre
Ainsi que des fétus de pailles
sur un immense champ de bataille
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