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Trouverons-nous le temps d'accrocher un sourire
Aux ailes de l'aiguille, avec des mots très doux
De tendresse asservie afin de nous séduire
De parfumer nos jours, de fleurs et de bijoux
Pour vieillir doucement d'un cœur resté fidèle
Avec des yeux rêveurs et tendres à la fois
Au bien-être d'aimer à la même chapelle
En vibrant pour les vers émouvants de nos doigts
Par des mots que l'on garde au ciel de la pensée
D'espoir inachevé, papillonnant d'amour
Au repas de septembre incendiant la ramée
Dans l'ourlet flamboyant que porterait le jour
Où l'on viendrais s'asseoir sous la treille admirable
En sachant qu'après nous, une âme, un cœur aimant
Garderait nos écrits, au linceul immuable
Dans l'écrin d'un coffret enrubanné de blanc
En contemplant le soir plein de mélancolie
Nos mains d'un même élan caresseraient les fleurs
Les livres, les romans de simple poésie
Les instants de raison d'où sourdent les splendeurs
Nous souvenant longtemps de la première lettre
Du tendre rendez-vous et du premier baiser
De la soif de se voir, du geste à la fenêtre
De nos dignes aveux longtemps imaginer
Et quand viendra la mort à la fin du chapitre
Qu'un peu de nous demeure aux pages d'un terroir
Que ce deuil amoureux ne fasse pas le titre
Mais reste cendre ardente au cœur d'un vieux tiroir
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