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Vous m'aviez dit madame en découvrant mes vers
Qu'ils étaient simplement, les joyaux d'un poète
J'ignorais votre goût, jusqu'à votre univers
Mais vos tendres aveux déposaient sur ma tête
Une folle espèrance, en ce merveilleux mois
Nous êtions en septembre à deux pas de l'automne
Et je vous rencontrai pour la première fois
Dieu, que vous me paraissiez intensement mignonne
Vos yeux longs et si beaux caressaient mes écrits
Pour bien les retenir afin de les apprendre
Par un élan de sang mon coeur était épris
savourant ce bonheur de pouvoir vous entendre
Je bénissais le ciel, de plaire à votre esprit
Je vous sentais heureuse et de vous voir sourire
De minute en minute au comble m'a séduit
L'idylle à son printemps, fleurissait mon empire
Le soir je vous quittai sans vous faire l'aveu
J'étais ivre d'amour, de bonheur, de tendresse
Le temps n'existait plus, ma tête était en feu
Je venai d'admirer la plus belle déesse
Vous aviez l'âme bonne et l'esprit cultivé
Je vous revis souvent, charmante souveraine
Votre joli regard en moi s'était gravé
Et je su sur le champ avoir trouvé ma reine
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