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Rêveurs, du genre humain, si vous voulez connaître
Du cœur, l'urne d'amour, de l'âme, la grandeur
D'un souffle ensoleillé, par l'effet du bien-être
Le front plein de lumière et cerné de douceur
Renoncez au confort d'un manoir authentique
Au phare, si trompeur du cinéma nouveau
Rien autant que le vert, n'inspire un romantique
Fuyez, donc dans les bois, pour écouter l'oiseau
Rien ne s'exprime mieux, au fond de la pensée
Que le charme émouvant d'un hameau qui s'endort
Que le son d'une cloche épousant la vallée
Que les soupirs d'éole effleurant les blés d'or
C'est au coeur d'un terroir que l'esprit se repose
La nature toujours est d'un sage conseil
Quittez la ville infâme où seul l'argent dispose
Et battez le sentier au lever du soleil
La vanesse où la fleur, d'une vie éphémère
Participe à l'honneur d'un jour, d'une saison
Chaque être, chaque chose aussi douce qu'amère
Célèbre où même infime accueille une raison
Aimons, avec grand soin, tout ce qui nous élève
L'aubade d'un ruisseau, l'essence d'un parfum
Le vol d'une colombe où l'immortel rêve
Qui prélude au bonheur d'un monde sans chagrin
Ainsi pour le rêveur la campagne est un temple
Heureux, l'enfant poète aux doigts plein de soleil
Il habite en ces lieux, que la lune contemple
Sur les chevaux du vent au charme sans pareil
La douceur d'un frisson n'est point une chimère
La vie a moins d'attrait au regard du chasseur
Elle change d'aspect pour celui d'une mère
L'amour universel, s'attient avec le coeur
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