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Elle habitait Mireille
Quelque part dans l’quartier,
L’était pas vraiment belle,
Ni vraiment déluré.
J’l’ai toujours connu
Ici dans c’magasin,
Entouré de faux-culs
Que tous, connaissaient bien.
Elle tenait l’épicerie qui s’apparentait,
A un lieu d’rendez-vous pour commère du quartier.
Elle te tapait la vie d’untel et de machin,
Ah oui pour ça, on l’aimait vraiment bien.
Sacré Mireille, tu fais partie de mes souvenirs,
Pas les impérissables, mais ceux qu’j’adore écrire.
Quand t’achetais chez elle,
Fallait vach’ment faire gaffe.
La bouffe battait de l’aile,
Et tombait en carafe.
Le jambon et le lait, tous les 2 périmés,
Ainsi que tout un tas d’autres de denrées.
On lui faisait la remarque,
D’temps en temps à la caisse.
Avant que quelqu’un les embarque,
Et lui ramène en vitesse.
Moi de mon côté, une fois j’me suis tiré,
Avec un vin qui était lui bien bouchonné.
Sacré Mireille, tu fais partie de mes souvenirs,
Pas les impérissables, mais ceux qu’j’adore écrire.
Mais depuis tout ce temps,
Je ne l’ai jamais r’vu.
Faut dire que je suis grand,
Et que j’ai pas mal vécu.
La Mireille est partie,
Elle pour d’autres aventure,
Sa carrière est finie,
Elle a fermé sa d’vanture.
Parfois quand je repense à ces moments,
J’me dit qu’j’ai eu d’la chance.
De rencontrer tous ces formidables gens,
Qui ont partagé mon existence.
Sacré Mireille, tu fais partie de mes souvenirs,
Pas les impérissables, mais ceux qu’j’adore écrire.
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