|

L'inébranlable amour, pour tenir sa promesse
Emouvante de fleurs, à besoin d'un coeur franc
L'amour c'est du chagrin mon âme le confesse
Ce qui palpite en nous ne dure qu'un moment
Mais après le grand feu, la rose de la braise
N'en est pas moins brûlante à celui qui s'éprend
La mer est bien plus belle au bord de la falaise
Puisque c'est à jamais que l'avenir s'attend
Il me faut à présent, tuer le moindre doute
Mon histoire est un rêve unique et chatoyant
Marie est un oiseau qu'au Paradis, j'écoute
De ma lande d'avril, aujourd'hui seulement
Avec mes doigts d'enfant, élevant ma prière
Tendrement envahit, je voudrais honoré
Son front incandescent, berceau de ma lumière
Et célébré ce jour, son immense beauté
Mon coeur est amoureux, d'une immuable aurore
Des deux croissants de lune éclairant son regard
Du lotus savoureux, que j'aime voir éclore
Serti de perles d'or, sous le voile blafard
Mon Dieu, je ne sais rien, je ne suis pas Catulle
Mon oeuvre ne sera, qu'un ru dans le sous-bois
Pourtant je voudrais bien avant mon crépuscule
Tracé dans la vertu, la reine de mon choix
Les pouvoirs de l'amour, fleurissent de ses charmes
Elle porte en son coeur, un moulin à blés d'or
La flamme d'une foi, qui fait rêvé les Carmes
La douceur du soleil aux jours de messidor
Quelque chose en mon être impose son sourire
Sans elle rien de grand ne croise mon chemin
Sans elle rien de fort en mon âme conspire
Il n'est rien de plus beau que de tenir sa main
Alors pour sa statue un socle reste à faire
Point besoin de burin, une plume suffit
En humble déliés, il me sied qu'on préfère
Les mots de ma raison, qu'un archange bénit
Je voudrais déposer, l'admirable couronne
Sur sa tête angélique émouvante à mourir
C'est une allégorie aux bras d'une Madone
Toutes les fleurs d'été ne pourrait m'en guérir
|