Poèmes d'Henri Durtal

 

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Il est parti soudain ...

le samedi 31 mars 2018, à 07:58. Posté par Henri DURTAL


    Il est parti soudain …

    Il est parti soudain,
    A l’aube du printemps,
    M’a écrit son grand-père,
    Plume trempée de larmes.

    Pourtant son rire encore
    Résonne dans nos cœurs,
    Ses yeux brillent de joie,
    Ses dents croquent la vie …

    Il n’avait pas encore
    Approché ses cinq ans :
    Le destin est cruel
    Qui emporte l’enfant !

    Est-il monté au ciel
    Sur les ailes des cloches ?
    Reviendra-t-il vers nous
    Un beau matin de Pâques ?

    Il est parti soudain
    A l’aube du printemps,
    Pourtant son rire encore
    Résonne dans nos cœurs.


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commentaires ( 7 ) (Ajouter un commentaire)
henridurtal le samedi 31 mars 2018, à 08:48
En fait, il s'agit d'un ami qui a perdu son petit-fils il y a une quinzaine de jours.
Cette perte, nous l'avons éprouvée par empathie.

Rêveuse le samedi 31 mars 2018, à 09:39
Bonjour Henri

ton poème me bouleverse, perdre un enfant est la plus grande horreur qui puisse arriver.... pardon, je ne peux en dire plus

henridurtal le samedi 31 mars 2018, à 11:44
Oui, Debbie, et quand on a soi- même un petit-fils de cet âge, on s'identifie plus facilement aux parents et grands-parents.

bernyberny le samedi 31 mars 2018, à 17:10
Bonjour
C'est de la poésie comme je l'aime.
"Plume trempée de larmes"
Sur les ailes des cloches
et touchant
Merci
Berny

micheline1940 le samedi 31 mars 2018, à 19:40
Un écrit bien touchant et qui tire les larmes. Combien est difficile et combien très cruel d'aborder l'indicible, la perte d'un enfant... Que le Ciel nous épargne un semblable tourment, et qu'il donne aux parents du pire arrachement, la force et le courage de survivre au malheur...
De tout cœur avec vous et avec vos amis,
Micheline.

La Mouche Nounouche le samedi 31 mars 2018, à 20:29
j'ai mon petit Gaston sur mes genoux pour un long calin et je suis resté figé en te lisant, mesurant ce bonheur de l'instant présent qu'il nous faut cueillir toujours sans jamais attendre. On peut remettre plein de choses au lendemain mais pas les échanges avec nos enfants ou petits enfants. Profondément peinée pour cette famille que je ne connais pas et pour ce gosse parti sans comprendre. . . Une pense pour tous ceux qui nous ont quitté.
Yves.

henridurtal le samedi 31 mars 2018, à 20:44
Merci Bernyberny, Micheline et Yves : oui, que le ciel nous épargne semblable tourment!

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