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Quelqu'un pleure dans le silence
Quelqu'un pleure la somnolence
Crier son émoi et jeter ses mots
Parler de soi et combler ses maux
Des vers de soirs d'amour énervés de verveine
Où l'âme sente, exquise, une caresse à peine
Le désespoir ne fait plus qu'une immense ruine
Où comme un grand débris la tristesse domine
Porte ta vie ailleurs, ô toi qui fus ma vie
Va chercher d'autres lieux, toi qui fus ma patrie
C'est lui dont la terre appelle encore la flamme
Et qui, triste d'errer, cherche toujours une âme
Pourquoi la terre tremble, et pourquoi la mer gronde
Quel pouvoir fait enfler, fait décroître son onde
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