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Il en est une qui n’abandonne jamais
Chevillée au corps
Sur le pavé qu’elle battait
Elle semait et récoltait la mort
Flirte difficile
Sur le fil tendu
De rasoirs fébriles
En cordes pendues
Explosive et sans maître
Incandescente furie
Poursuivant les traitres
Et rêvant de tueries
Elle brûlait d’ombres et d’éphémère
Sur un mot,
Une phrase à l’emporte pièce
Elle explosait les gonds
S’embrasait sans cesse
Mais sur un cri,
Et quelques mots plus tard
Sans vraiment faire de bruit
L’incendie s’est fait phare
En louve vigilante,
Sans changer de peau
La flamme incandescente
Navigue dans d’autres eaux
Et s’érige, toutes griffes dehors
En rempart balafré
Elle tuerait sans remords
Et protège pour l’éternité
Sa progéniture
Aussi le feu n’embrase plus
Ni les routes ni la campagne
Désormais qu’un but
La guide, l’accompagne
L’œil rivé sur l’horizon obscur
Loin du présent fade
L’oreille tendu vers les murmures
La sentinelle sans camarade
Se réchauffe près d’un amour
Sans fin
Sans fard et sans atour
En confiance, enfin
Elle brûle encore
Gâchette sensible
Brutale mort
Impact inaudible
Ma douce haine
Sur les routes
Pour le bonheur de ses prunelles
Nul doute
Ne s’entremêle
Et le drapeau blanc
Sans os,
Dévoile de temps en temps
Sur un sursaut
L’âme noire et balafrée
Épouvantail du temps d’avant
Quand le mal s’est approché
Trop près de ses enfants
Côté pile de l’amour
D’une hauteur similaire
La rage tout autour
Trace une limite circulaire
A ne pas dépasser
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