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Il se peut que ma main en t'écrivant ne puisse
Éviter le souci d'un léger tremblement
Sur le blanc parchemin ma fibre inspiratrice
Abandonne son âme aux roses de l'instant
Un magique pouvoir dans mes veines palpite
Et se perd à plaisir aux dentelles des mots
Sa volupté me frôle et son aile m'invite
Au calice embaumé des divins angelots
Ainsi pour mon esprit, je te sais femme unique
Et je chéris sans mal le moindre geste exquis
En admirant ton corps brûlant et romantique
Qui dépose de l'or sur mes yeux alanguis
Je ne veux rien de plus pas même une fortune
Juste rêver de toi suffit à mon bonheur
Surtout quand ta douceur sait se faire opportune
Ce charme d'accueillir en donnant le meilleur
J'aime être ton élève en la barque mouvante
Sur les flots de tes reins mon sourire fleurit
Quand s'abaissent tes cils ma tendresse s'enchante
Et chaque fois la lune émerveille la nuit
Dans ma chambre ce soir, l'odeur de violette
Me rappelle un parfum, que seul connaît l'amour
Celui des lourds baisers annonçant la tempête
Des beaux enlacements jusqu'à la fin du jour
Une aube souffle en moi, d'une force haletante
En dérobant au temps la lyre de Ronsard
L'indicible idéal, du rossignol qui chante
Accompagne mon cœur qui rêve à ton égard
D'un éternel serment ruisselant de glycines
D'une missive tendre écrite élégamment
Pareille à la ferveur des chutes cristallines
Pour offrir à tes yeux le plus doux compliment
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