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Dans un vallon charmant où serpente l'Audeux
En plein coeur du Haut-Doubs, je connais une église
Son clocher-porche en pierre entraîne riche où gueux
Avec le même plaisir, qu'importe son emprise
Chacun est invité sous le toit bienveillant
Ignorant de la croix, promeneur solitaire
Partout en cet endroit un parfum émouvant
Pénètre le silence et l'ombre légendaire
Sous la nef Romane un autel rutilant
Baigné par la lumière accueille un joli vase
Pour les divins bouquets et le grand cierge blanc;
La nappe immaculée en étoffe de gaze
De même que le choeur préside au même sort
C'est un ciel pour certains tellement symbolique
Il est doux pour le coeur de connaitre son port
En trouvant un refuge avant la fin tragique
Par contre pour mon cas, j'avoue en le jurant
Le serment de la vierge ou l'ivresse divine
Cet abandon joyeux de grâce, ruisselant
Que Dieu effeuille en soi, ne touche mon échine
Etant sans ciel, mon âme est un coffre sans or
Pourtant j'aime ce lieu que la bonté caresse
Son bien-être tranquille où l'esprit prend l'essor
Déverse sur ma plume une onde poétesse
Le rêve me conduit parfois aux jours d'été
Au milieu des piliers de la voûte Gothique
Que de riches atours rehaussent sa beauté
Là, devant le lutrin un bonheur romantique
Aux clartés du matin des vitraux merveilleux
En réchauffant mon coeur comprime ma poitrine
La Bible au cuir carmin émerveille mes yeux
Un soleil brille en moi et mon âme chemine
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