|
Si je meurs
Je veux que tu t'en souviennes
Que tu te dises: elle était là
Mais elle n'y est plus
Je veux que tu regrettes
Ces moments où tu ne me voyais pas
Ces mots que tu n'entendais pas
Cette odeur trop familière
J'étais le silence
Le chant d'un oiseau
J'étais un brin d'herbe,
Un souffle de vent
J'étais une fissure au mur
Le blanc des nuages
J'étais
J'étais ce que tu ne prennais pas la peine de regarder
Si je meurs
Je voudrais que tu t'effondres
Te disant: elle était là
Et elle n'y est plus.
Je voudrais que ton regard s'éteigne
Que tu baisses la tête
Que tu cherches ton souffle
Chaque fois que tu entreras,
Tu verras cette chaise vide.
Au début, tu te tairas
Et respectera mon silence
Puis tu te redresseras
Souriras à nouveau dans cette pièce où je ne serai plus
T'avachieras, parleras
Comme tu l'as toujours fait
Mais pas à moi
Si je meurs
Je veux que tu te rendes compte
De ce qu'était ma présence.
Un son
Un souffle
Un visage
Quelqu'un.
03/2018
_____
Les amis, ne vous inquiétez pas, je ne suis pas suicidaire. je voulais simplement écrire sur l'absence, et sur ce que c'est "qu'être là" pour quelqu'un envers qui on n'a pas beaucoup d'importance...
A bientôt !
|