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Ce soir en contemplant cet horizon rubis
Sous le chêne ancestral, une image me hante
Je songe à vos doux yeux, sagement insoumis,
A vos cils papillons que la beauté enchante
Comme un parfum léger pénètre dans le cœur
L'amour se fonde en moi si pur qu'il me désarme
Je chéris votre nom en nommant la splendeur
De ce corps élégant qui fait tout votre charme
Quand la brise, à mon gré m'apporte le chagrin
De l'heure nostalgique en retardant ma montre
Il m'arrive souvent en faisant le chemin
De repenser à vous au jour de la rencontre
Sur la terrasse en fleurs de ce soir éclatant
Sous les bouclettes d'or de votre robe opale
La volupté subtile avec ravissement
Dessinait la pâleur d'une aube boréale
Vous saviez être belle et vraiment à mon goût
Le soleil vous frôlait de façon délicate
Le moindre mouvement savait me rendre fou
Aux flots de vos désirs, devenant le pirate
Une force inconnue accordait à mes yeux
Le bonheur de vous voir, seule parmi les roses
Loin du bal bourdonnant sur le balcon des cieux
J'aurais aimé parler vous dire entre autres choses
Le plaisir insensé de caresser vos doigts
Le bruit de vos talons m'arrêtât dans ma course
Depuis ce jour d'avril mon cœur porte se poids
Peut-on mourir de soif à deux pas d'une source?
https://youtu.be/9yqqSkqC1eI
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