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N’oublie pas, femme de France,
Tu as combattu pour ta liberté
Sans relâche et dans la souffrance ,
Tu as réussi par ténacité.
Par nécessité , tu as pris la parole
Que l’on t’avait longtemps confisquée ,
Ta plume, trempée dans le vitriole,
N’a pas soulevé l’unanimité
Quelques femmes se désolidarisent
Pensant briser votre unité,
Les journaux maintenant se gargarisent
Jouant sur votre vulnérabilité
Les hommes ont beau jeu, et vous méprisent
Car vos plaintes ne sont jamais écoutées
Que la justice une bonne fois punissent
Les élus qui en ont trop profité
On commence juste à comprendre
Tout le mal que l’on vous a causé,
On commence juste à entendre
Ce que laisse entrevoir votre parole libérée,
Et pourquoi tant de femmes souffrent
En se contraignant au silence destructeur,
Pour sortir de cet éternel gouffre
Il vous faut des actes réparateurs
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