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les disparus ressentent-ils
les caresses subtiles
des rayons de soleil printaniers
perçoivent-ils les doux parfums
de leur dernier jardin
où pleurent en silence les peupliers
voient-ils les roses trémières
danser en tutu de lumière
sur les margelles de pierre
les disparus hantent mon poème
dans chaque vers ils reviennent
pour me ramener au bord de moi-même
Françoise Urban-Menninger
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