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Au mois d'avril prochain à l'heure où la nature
Prodigue son baiser tellement ravageur
Sur un arbre élégant, d'une intime blessure
Je graverai ton nom au milieu d'un grand coeur
Au bord de chaque lettre unique et solennelle
Je sculperai la frise anoblissant ton front
Mes doigts émerveillés par ta grâce éternelle
D'un essor gracieux sous l'arche subiront
Le viol de ton regard que le soleil arrose
Confondant ton soupir à mon rêve secret
Je cueillerai mes mots dans l'écrin d'une rose
Pour couvrir de parfum ton émouvant portrait
En évoquant l'amour, les roses, la tendresse
Mon message amoureux comme un frisson de fleurs
Savoureux et subtil d'une longue caresse
Relatera ton corps, ses multiples splendeurs
J'accrocherai ma muse aux dentelles des anges
Afin de recueillir ma pensive douceur
Attentif aux ébats des petites mésanges
J'écouterai leurs voix bénirent l'orateur
Au temple vénéré d'où s'écroule la pierre
Apaisé par la flamme et le divin transport
J'écrirai mon poème en puisant la lumière
Déposant mes rubis dans un silence d'or
Étreint par le bonheur en poursuivant une aile
Sous l'œil du rossignol au ramage affolant
D'un prestige ignoré, d'une onde fraternelle
Pour m'inspirer de lui, j'écouterai son chant
En reliant la terre au ciel de ma pensée
Je damnerai mon âme afin de conquérir
La perle que l'amour accorde à la marée
Pour offrir à ta main le plus riche avenir
Puisqu'à travers tes yeux j'ai découvert le monde
J'incline vers ton coeur, mon âme et ma raison
Sais-tu que chaque jour ton aurore m'inonde
Car ma vie avec toi ne sait d'autre saison
Que celle des lilas, des nids dans la ramure
Quand l'onde transparente effleure les iris
Que le cerisier blanc resssemble à ta figure
Et reflete l'azur des cieux myosotis
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